REFLEXION

GESTION DES COLLECTIVITES LOCALES : Quatre maires écroués à Oran

La gestion des collectivités locales par les élus est différemment appréciée et sur les 26 communes que compte la wilaya d'Oran, de nombreuses APC se sont retrouvées minées par des divergences intra-muros et autres détournements de deniers publics, et du foncier agricole. Ainsi, durant ces deux années, il a été dénombré sur le terrain beaucoup de contestations et de fermetures de routes par les citoyens de différentes localités, qui revendiquent, entre autre, un meilleur cadre de vie.



Les exécutifs communaux se sont retrouvés pressés par les plaintes des habitants qui ne voyaient, jour après jour, rien venir, en matière de développements et de projets. Si dans certaines communes rurales sans ressources, la gestion est une véritable gymnastique, il n’en demeure pas moins que dans d’autres municipalités aux entrées financières conséquentes, les luttes intestines et le manque de cohabitation entre élus a considérablement influé sur le développement local. Grèves à répétition, fermetures des sièges de mairies, remaniements répétitifs dans les composantes des exécutifs ont été au menu de ces localités. Aussi, après deux ans de gestion, rares sont les Assemblées communales d'Oran à avoir daigné rendre compte de leurs bilans de gestion à leurs administrés, considérés pourtant comme un exercice démocratique et un gage de transparence, en plus d’être une pratique à encrer. «Aucune loi n’oblige les élus à rendre compte de leur gestion, mais l’éthique politique leur recommande au moins de respecter les engagements pris vis-à-vis des citoyens, avant leurs élections», a souligné un membre du mouvement associatif de la wilaya d'Oran. «Il y a une sorte de gestion hasardeuse des affaires des municipalités», convient-on à faire remarquer dans le milieu des initiés. «Loin de là l’intention de charger les élus du moment, car il y aussi le legs de plusieurs années de non-gestion, qui a provoqué beaucoup de retards en matière de développement,» fait-on par ailleurs remarquer. Toujours durant la même période, les APC d'Oran ont connu des hauts et des bas, à l’image du chef-lieu de la commune d’Oran, Ain Turck, El Kerma, Bir El-Djir, Es-Sénia , Arzew, Bethioua, Benfreha. Beaucoup d’autres ont fait l’objet de nombreuses contestations et détournements surtout sachant bien que quatre maires sont incarcérés actuellement dans les prisons d'Oran notamment, les P/APC de Bir El-Djir G.M à Arzew FLN, BM D'Es-Senia, B. A El Kerma RND,  KM de Hassi Bounif. A Oran, des fiches techniques de projets structurants ont été vendues par des élus locaux pour ne pas  citer de nom à l'exemple de ceux de la municipalité d'Oran où des fiches techniques de projets structurants ont été vendues à 500 millions de centimes, encaissées en Espagne à Alicante pour plus de discrétion. Par ailleurs, il est question, des communes de Mers El-Kébir, Bethioua et Arzew qui sont secouées par plusieurs dépassements. Et à un élu de l’APW de souligner en ce sens : «L’exécutif communal est à chaque fois pressé  par les plaintes des habitants qui ne voyaient rien venir, en matière de développement et de projets.» Pour rappel, concernant les élections locales APC/APW du 23 novembre 2017 dans la wilaya d’Oran, le FLN et le RND avaient dominé le scrutin. Ces deux partis totalisent 32 APC sur les 36 et 55 sièges APW sur les 60. Les indépendants, ont ensuite suivi. Des APC bloquées et d’autres minées par des conflits. Ajouter à cela, le blocage qui mine certaines communes et qui est devenu un véritable problème  pour l’administration de wilaya d’Oran. En effet, plusieurs APC se trouvent bloquées et minées par des divergences profondes, entre autre, Mers El-Kebir. El-Kerma était alors intervenu, dernièrement, pour tenter de réconcilier «les frères ennemis», en les réunissant autour d’une table. Une réunion qui a regroupé les élus de la commune de Mers El- Kebir, minée par une «guerre» sans merci que se livre entre  maire et élus de l'opposition. En ce qui concerne le développement des communes, si pour certains élus des communes pauvres, un plan spécial de développement pour les zones rurales doit impérativement voir le jour, pour les citoyens de plusieurs localités, l’aménagement des routes, le transport, l’action sociale, le stationnement, la création d’aires de détente, l’eau et le gaz de ville demeurent des promesses électorales non tenues à ce jour.

Medjadji H.
Vendredi 29 Novembre 2019 - 16:10
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Oran
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