REFLEXION

FRANCE : 10 000 Algériens expulsables

Plus de 10.000 ressortissants algériens dont 483 mineurs, font l’objet d’une décision de quitter le territoire français,



Selon les chiffres officiels révélés par TSA, plusieurs ressortissants algériens, clandestins en France, risquent d’être reconduits ‘’par la force’’ vers les frontières. La Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (Laddh) citant des avocats français avait avancé près 30.000 Algériens établis illégalement sur son territoire. «Nous avons appris de quelques avocats français que Paris tend expulser 30.000 migrants clandestins algériens», avait indiqué la Laddh dans un communiqué. « Le ministère des affaires étrangères français avait abordé avec les autorités algériennes la question d’expulsion d’Algériens vivant illégalement dans l’Hexagone », ajoute le même document. Autour de 90.000 décisions d’expulsion sont prononcées chaque année par la justice et l’administration françaises. Seulement, 25% sont exécutées. La reconduite s’effectue après la “rétention” (détention administrative) des personnes visées. Cette rétention, passée de 30 à 45 jours sous le mandat de Nicolas Sarkozy, permet aux autorités françaises de vérifier l’identité des “expulsables” qui cachent leurs papiers et d’obtenir le laisser-passer consulaire pour effectuer l’expulsion. S’il n’est pas obtenu pendant ce délai, le “clandestin” est remis en liberté. Signalons que le ministère français de la Justice a révélé que, dans les prisons françaises, 14.964 détenus sur les 69.077 recensés au 1er février 2017 sont de nationalité étrangère, rapport le quotidien le Figaro. Selon le ministère, quatre pays d’origine rassemblent à eux seuls 42% des détenus étrangers : l’Algérie, qui arrive en tête avec 1954 détenus soit 13,1%, le Maroc avec 1895 détenus, la Roumanie avec 1496 détenus et la Tunisie avec 1002 détenus. Le ministère de la justice a quand même tenu à préciser que «la fiabilité des informations ne permet pas de détailler les prévenus des condamnés». En décembre dernier, un jeune algérien de 19 ans prénommé Halim a échappé temporairement à l’expulsion grâce à la mobilisation de son lycée en Seine et Marne. Arrivé en France en 2015 avec ses parents sans papiers également, Halim H., élève de terminale technologique dans un lycée de banlieue parisienne, avait été placé dans un centre de rétention administrative en octobre à la suite d’un banal contrôle de police. Une pétition en ligne sur le site change.org contre son expulsion avait rassemblé 8.000 signatures et un rassemblement avait réuni plusieurs centaines d’élèves, enseignants, syndicats et élus de la mairie de Noisiel, sa ville de résidence.

Ismain
Samedi 17 Février 2018 - 17:52
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