REFLEXION

FLN : L’initiative de Bouchareb au point mort



Depuis les retrouvailles le 4 décembre entre l’ancien chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem et la direction du FLN, l’initiative lancée par Bouchareb pour réunifier les rangs du parti, est au point mort. Pour preuve, la rencontre prévue avec l’ancien secrétaire général Boualem Benhamouda n’est pas encore programmée. Aucune autre rencontre n’est annoncée pour les prochains jours. Autre chantier lancé par Bouchareb, la mise sur pied d’une instance exécutive du parti, dont la composition n’a pas encore été annoncée. La direction aurait décidé l’installation de cette instance après les sénatoriales du 29 décembre. « C’est le flou total. « On est dans le noir », critique un ancien membre du Bureau politique du parti. « On se demande ce que fait cette instance dirigeante. A part, les rencontres et les contacts pour ressouder les rangs du parti, son action n’est pas claire, alors que les échéances électorales approchent. Après les sénatoriales, il y a la présidentielle », s’inquiète un membre de la direction unifiée du FLN qui se garde bien de s’avancer sur les deux options, le plus souvent évoquée par les médias : un 5ème mandat pour le président Bouteflika ou une prolongation du bail présidentiel. Dans ce contexte, le président du MSP, Abderazak Mokri, a estimé, hier, que la proposition de son parti de « reporter les élections » a provoqué une panique au sein du pouvoir. Une panique qui s’exprime à travers, selon lui, des sites web appartenant à des cercles au sein du pouvoir. « En réponse à certains sites web appartenant à des parties au sein du pouvoir et influentes que nous connaissons bien : la lutte pour le pouvoir n’existe qu’au sein du pouvoir lui-même, et notre proposition de reporter les élections a provoqué une vive panique parmi ceux qui s’épuisent vers la course à El Mouradia à l’intérieur même du système politique », écrit Mokri sur son compte facebook. Selon lui, « les pouvoirs présidentiels créés par le président Bouteflika font saliver ceux qui aspirent à lui succéder ». « Je pense que leur peur ne vient pas du report lui-même mais (…) de la possibilité d’amendement de la Constitution au cours de ce report, de nature à mettre fin aux pouvoirs dont jouit le président sortant », écrit-il. 

Nadine
Mardi 18 Décembre 2018 - 17:31
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