REFLEXION

Exigeons la bonne gouvernance



La bonne gouvernance est totale ou elle ne l’est pas. Elle part de l’entreprise et s’élève au plus haut sommet de l’Etat. R. Perez, un spécialiste de la gouvernance la présente sous la forme d’un système de poupées russes ou chaque niveau assure le contrôle et la commande du précédent selon une architecture en cinq étages connue par tous. Toute bonne gouvernance combine quatre principes cardinaux : la responsabilisation, la redevabilité, la transparence et l’équité. Ces principes ont pour corollaires le contrôle de la conformité pour lutter contre la mauvaise gestion et les malversations et l’évaluation des processus et surtout des résultats en vue d’éclairer les décisions futures, d’alimenter la courbe d’apprentissage et d’expérience et, enfin, d’assurer bien-sûr la redevabilité et la sanction positive et négative. Face aux inégalités sociales et territoriales et pour pondérer les choix politiques, la bonne gouvernance préfère toujours les approches en termes d’équité à toute autre forme d’arbitrage. La bonne gouvernance passe donc par la réhabilitation du contrôle, l’institutionnalisation de la pratique de l’évaluation et la remise en cause de la règle bureaucratique des pouvoirs centralisés et concentrés qui entravent celle de la responsabilisation. Ceci suppose une rupture radicale avec le système en cours. Une attention particulière doit être réservée aux institutions d’appui, de soutien et d’accompagnement qui forme l’environnement immédiat des affaires : TIC et numérisation, intelligence économique, formation, conseil et expertise, infrastructure qualité et normalisation, système bancaire et financier, logistique internationale, diplomatie économique. Chaque secteur ministériel devrait pouvoir afficher dix actions et mesures fortes à prendre à court terme pour sortir du marasme actuel et amorcer la dynamique d’avenir. En dehors de cela, le nouveau régime de croissance exige un climat général des affaires à la fois incitatif aux investissements, aux IDE et au transfert des technologies, et respectueux du développement durable, surtout sur le plan de la préservation de l’environnement, du respect du travail décent. Mais tout ceci serait encore insuffisant, voire même impossible en l’absence d’une bonne gouvernance en rupture avec celle qui a prévalu jusque-là.

Ismain
Mardi 9 Juillet 2019 - 19:18
Lu 238 fois
Edito
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | Moul Firma






Edition du 11-12-2019.pdf
4.94 Mo - 10/12/2019





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+