REFLEXION

EN PLEIN AUDIENCE AU TRIBUNAL D’AIN-TEDELES : Un juge agressé par un prévenu !

Le fait divers de bastonner un magistrat en plein audience, fera sans doute date dans les annales de nos juges et devra impliquer les responsables à revoir le système de sécurité, maintenant que ce ne sont pas juste des lambdas qui en sont souvent victimes !



On aura tout vu ! Mercredi dernier, en plein audience du tribunal correctionnel de la petite ville d’Ain-Tédelès à l’Est de la ville de Mostaganem, quelques instants après l’appel d’un accusé détenu pour répondre des griefs de coups et blessures volontaires (cbv) dans une affaire ordinaire, allait-on dire, tellement les cbv pour un oui, pour un non, sont devenus légion dans le quotidien algérien, le prévenu, piqué par l’on ne sait quelle mouche, n’a pas trouvé mieux que d’agresser physiquement le président de l’audience. Selon nos sources généralement bien informées, le mis en cause devait paraitre pour répondre à une affaire dans laquelle il est accusé avec preuves à l’appui, outre un certificat médical détenu par le plaignant, aux chefs d’accusation de coups et  blessures à l’encontre d’un concitoyen. Or, à l’absence de ce dernier, le magistrat a vu utile de renvoyer l’affaire en attendant la re-convocation du concerné, comme il est souvent décidé dans les tribunaux pour un impartial et équitable procès. Or, cette décision somme toute ordinaire ne fut pas du gout du prévenu qui, dans un moment de démence ou de trouble psychique, n’a mieux trouvé que de s’expliquer avec le juge, non verbalement, mais en arrivant aux mains, lorsqu’il a contourné toute l’estrade pour arriver à son vis-à-vis avant de se jeter sur ce dernieret le rouer violemment de coups dans une bastonnade qui fera date dans les annales de nos juges et autres magistrats. Comme hanté par le diable, l’agresseur ne lâchait point sa proie et continuait durant de longues et éternelles secondes son combat comme dans un ring en dépit des rares personnes qui s’étaient levés pour l’arracher du juge immobilisé par une inouïe violence. L’affaire, aussi grave, renseigne surement sur d’indubitables troubles psychiques dont souffrait le concerné. Mais au-delà de l’individualité du fait divers, l’affaire remet en cause surtout tout le despotisme et le laxisme auxquels souvent font face nos tribunaux à la vue de ces policiers qui quittent fréquemment les lieux pour un café, pour une cigarette, pour un coup de téléphone, entre autres banales et injustifiables raisons. Ce fait divers pas comme les autres rappelle également le manque de vigilance des gardes en faction, comme cet autre fait-divers vécu dans un des tribunaux de Mostaganem lors d’une audience, il y a 5 ou 6 ans, lorsqu’un prévenu a soustrait l’arme à feu d’un policier qui pouvait tout exercer mai surtout pas la fonction d’un policier. Et si les tribunaux algériens n’avaient jamais vécu une agression physique d’un magistrat jusqu’à ce mercredi passé, plein de citoyens ont vécu les sinistres coups et blessures en plein audience à cause du manque de vigilance et  de professionnalisme chez tant de flics en faction. 

Ilies Benabdeslam
Vendredi 29 Septembre 2017 - 18:52
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