REFLEXION

EFFONDREMENT D’UN TOIT A TIGDITT : Une vieille femme lance un appel à l’aide à Mostaganem

Elle appelle les autorités locales à l’aide en vue d’être relogée quelque part avec son petit fils qu’elle a adopté. El Hadja Nadjia est toute bouleversée au milieu de sa vieille maison qui, de l’intérieur, ressemble à s’y méprendre d’avoir subi un raid aérien alors que le temps a eu raison de la vieille construction et ses pierres ont commencé à se défaire, une par une, et par bonheur, il n’y a pas eu de victimes….



La menace d’effondrement total persiste depuis la mort de son frère qui a quitté ce monde avec les séquelles d’un premier effondrement. Elle Hadja raconte ses mésaventures  vécue dans cette bâtisse qui vient, une nouvelle foie de vivre l’effondrement du plafond de ce qui reste. Elle  raconte que :  « elle l’a échappée belle, miraculeusement, par la grâce divine » et n’en revient pas mais pour cette fois-ci mais, au fin fond d’elle-même elle se dit qu’il n’y a jamais deux sans trois et qui sait ? Elle vivait avec son oncle depuis 14 ans dans ce quartier surélevé de la mythique citée « Tigditt » décédé voilà quelques années quelque temps après avoir été victime d’un premier effondrement de l’humble demeure. Restée seule avec son fils qui ayant grandi a fini par s’enrôler dans les rangs de l’Armée Nationale Populaire (ANP).livrée une nouvelle foi à la solitude dans ce lieu qui lui rappelle constamment son défunt frère, elle s’est résolue à faire accompagner ses vieux jours avec un de ses petits fils. Désemparée, El Hadja Nadjia se dit très préoccupée pour son fils qui est militaire qui n’aura pas de chambre ou dormir quand il viendra en permission. Le vieux bâti datant de l’époque coloniale est entrain de tomber en ruines doucement mais surement mais alors que dire des habitants de Tigditt qui est mille fois plus vieille encore ? Rappelons nous de ces sept familles qui, aux premières menaces d’effondrements de leur « Hawch » ont passé la nuit au clair de lune au 3ème jour de Ramadan, au niveau de la place des martyrs dite « Souika » où ils ont manifestés leur désarroi pour attirer l’attention des responsables locaux  d’une manière singulièrement pyromane. Les autorités locales ont du mal déjà à loger les demandeurs de logement à travers les différents programmes de construction d’habitat, c’est connu. Mais, à ce jours, rien n’a été prévu pour parer aux situation d’extrême urgence face aux menace de ruines que se déclarent çà et là. C’est un problème « secours à personnes en danger de mort et humanitaire envers de citoyens de petite condition sociale » qui interpelle, immanquablement, le chef de l’Exécutif de la wilaya et de la commune à user des prérogatives que leur confère le droit de réquisition, vers une prise en charge urgente. En dehors d’autres considérations, en ce mois de piété, de recueillement et de confinement partiel, il y a de l’espoir que la cause de cette bonne vieille femme respectable et respectueuse, soit entendue.

Younes Zahachi
Mardi 5 Mai 2020 - 18:20
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MOSTAGANEM
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