REFLEXION

EDITO : UGTA, partis politiques et les autres



En raison du renoncement de l’UGTA, la principale centrale syndicale, à sa raison d’être – la défense des intérêts des salariés et des services publics, et allant jusqu’à cautionner la dénationalisation du secteur économique d’État, les salariés se tournent de plus en plus vers les syndicats autonomes quand ils ne créent pas à leur tour leurs propres organisations syndicales comme celle du secteur des impôts. Certes, l’apparition de ces formes d’organisation sociale est un phénomène nouveau, insuffisamment structuré et dépourvu de moyens – locaux, moyens d’impression et d’expression – en proie à une sérieuse pression frappant d’illégalité les mouvements de grève et ne peut à elle seule palier l’absence de médiations sociales entre les autorités et la société dans de nombreuses régions. La conséquence en est que faute de canaux d’expression suffisants et organisés, la colère prend la forme d’émeutes sociales à l’initiative d’acteurs sociaux anonymes. En témoigne le nombre d’émeutes sociales et leur permanence qui émaillent l’Algérie du nord au sud et d’est en ouest. Pas une semaine ne passe sans qu’on entende une protestation contre l’incurie des représentants locaux. Chômage, pénurie d’eau potable, de bonbonnes de gaz, absence de réfection des routes, de constructions d’écoles et de logements, absence de bus de ramassage scolaire dans les régions enclavées, abus d’autorité... sont les déclencheurs de ces émeutes. On assiste ainsi à des dynamiques sociales qui dénotent justement la faiblesse de l’ancrage socio-politique des partis politiques incapables de prévenir et de canaliser le mécontentement social. Ces partis, explique l’historien Daho Djerbal, n’ont de raison d’être que «de rester dans la proximité immédiate de la sphère de l’État et de se nourrir des seules attributions que leur concède l’État». A l’examen de ces faits, il est permis de penser que si la conjoncture actuelle offre des possibilités aux partis politiques de rebondir, force est de constater qu’ils ne s’en sont pas saisis.

Rachid M.
Samedi 4 Mars 2017 - 18:32
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Edito
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