REFLEXION

EDITO : Quel avenir pour quels projets ?



En octobre dernier, le projet de loi des finances 2018 de l’Algérie a été adopté à la majorité parlementaire. L’Algérien moyen ne comprend pas tellement aux chiffres affichés et ne croit que ce qu’il veut bien croire et croit surtout en ce qu’il voit, (le palpable). Les milliards, dont il est question ne lui trottent plus dans la tête, il le sait, qu’il y aura des augmentations qui affecteront d’une manière ou d’une autre le pouvoir d’achat de la classe moyenne. Mis à part ça, c’est la question des projets qui turlupine de beaucoup, les esprits de chacun. Ce qu’ils savent, c’est que, les projets lancés continueront à être financés, qu’il y a une « levée de gel » sur certains projets, tels l’éducation, la santé et les ressources en eau ainsi que pour la création de microentreprises dans le cadre de l’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes (Ansej) et la Caisse nationale d’assurance chômage (Cnac) des projets seront financés . En revanche, il y a une peur qui flotte dans l’air sur le projet de loi sur la santé qui laisse supposer ou dit implicitement que les malades payeront leurs soins dorénavant auquel cas, que resterait-il de l’Etat social, comme constante des valeurs de la révolution ? Cette loi de finances pour 2018 fera-elle la part, à la qualité de vie dans les villes et les villes-nouvelles, quant à leur nécessaire assainissement et réhabilitation ? Beaucoup de nouvelles communes sont déficitaires dès le départ de leur quinquennat et alors, qui financera de PCD (Plans Communaux de développement)? Les officiels de l’Etat considèrent la planche à billets comme étant la seule solution permettant de lui éviter la faillite, par peur de mettre le pays à la merci du FMI. Autant dire que des questions restent en suspens car entre ce qui se dit et se ferait, il y a tout un monde qui aimerait bien connaitre quels sont les projets prioritaires assurés d’être financés ?, et ce que fera l’Etat en direction de la sauvegarde du pouvoir d’achat des salaires moyens. Finalement est-ce une crise économique ou une crise de gestion du Budget national, est si toutes les questions sont là ?

Zahachi Younes
Lundi 8 Janvier 2018 - 18:40
Lu 209 fois
ACTUALITÉ
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | Moul Firma