REFLEXION

EDITO : Politicien, vendeur de rêves !



Les "vendeurs de rêves" savent très bien qu'en prononçant leurs discours d’espoir, ils ne font que remuer le couteau dans la plaie de leurs concitoyens en leur faisant croire qu'effectivement, ils sont bloqués "ici", que ce soit au fond de la ruelle à fumer des mégots ou dans le même coin de l'ancien café du quartier populaire à mourir en silence. Les citoyens ne savent pourtant pas l'origine de tous ces discours ni le pourquoi de cette exhibition perverse... Les vendeurs de rêves, nouvellement débarqués sur la scène politique, ne vont tout de même pas leur annoncer la nature de leur mission ni les secrets de leur travail pour trouver des slogans avec lesquels ils se sont permis de s'orner de tous ces partisans. Les citoyens se laissent séduire par ce monde imaginaire où l'on peut croire facilement ; de la satisfaction du besoin physiologique élémentaire le plus basique de la pyramide de Maslow, à l'accomplissement de la personne et son épanouissement créatif... Les vendeurs de rêves, n'exposant que la moitié pleine du verre et ne critiquant que la moitié vide, accroissent une supériorité morale qui soulage leur sentiment d'exclusion "hier" sur leurs concitoyens exclus d'office "aujourd’hui". Et ainsi commence une pièce de théâtre dramatique entre les politiques dans leurs salons qui attendent les nouvelles et les citoyens qui sont en manque d'une mixture d'émotions allant de la simple accolade maternelle à la valorisation qu'on leur fait autour d'un bon thé à la menthe/harira. La vision binaire de cette relation est évidement fausse, le stéréotypage des deux camps est aussi erroné. Parce qu'en parallèle de cette relation politique "donneur-receveur" et sociale "spectacle-émerveillement", il y a le désir ardent et l'amour immatériel et profond envers l’intellectuel qui a été obligé de rester dans l’ombre. Mais, il y a malheureusement aussi beaucoup de théâtralisme, de vantardise, de mensonges, de mauvaises habitudes et de vérités cachées que nos politiques nous ‘’exportent’ chaque année - une fois sur deux après la crise, voire même plus !

Rachid M.
Mardi 15 Août 2017 - 18:00
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ACTUALITÉ
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