REFLEXION

EDITO : Les retrouvailles ‘’des enfants’’



L’évènement ne fera pas l’évènement : aujourd’hui aura lieu la rentrée des classes. Comme chaque année, à la même période. Après leurs grandes vacances et la vacance de leur Maman l’Etat, les élèves ont repris le chemin de leur école. Sans la joie particulière d’autrefois, ni l’enthousiasme des parents d’aujourd’hui. Les enfants rentrent et avec eux, c’est tout le bled qui sort. Les villes se repeuplent en s’encombrant. Les commerces, pas tous et ceux qui n’ont pas jeûné pour fêter l’Aïd en particulier, ont rouvert en frottant les mains. Les embouteillages ont repris de plus beau. On ne parle plus de coupures d’électricité, ni de pénuries d’eau. Tout le monde s’est versé dans l’article scolaire. Dans leur attente éternelle, au bas mot ce sont 3 millions de parents qui se demandent quand est-ce la prime scolaire des 3000 dinars de Bouteflika sera versée. Pour une fois, Maman l’Etat ne fera pas la distinction entre les riches et les pauvres en distribuant les manuels scolaires gratos à tous les élèves du primaire. Autre sortie par solidarité avec les enfants du peuple, plus des trois quarts des 9 millions de petits Algériens qui repeupleront l’école, auront leur place à la cantine de leur école. Malgré tous ces sacrifices de Maman l'Etat qui se tue pour le bonheur de son peuple, les mauvaises langues fourchues n’y verront que des tares et des points noirs. De tous les bienfaits on n’aura d’yeux que pour les classes surchargées à cause des ‘’réformes’’. Pour le transport scolaire boiteux qui ne suffit pas pour arriver à l’heure. Pour les prix hors de portée du manuel qui ne fera pas l’objet de la charité.  Allah ghaleb ! Même riches, les pauvres parents sont cuits de tous les côtés. En sus du stress des dépenses qui se suivent en augmentant, ce malheur d’affaires scolaires reste le fardeau de trop. Ils arrivent devant la porte de l'école sur les jantes, et il ne faut pas leur en vouloir si leur moral n’est pas au top. S’en foutant éperdument des soucis des parents qui comptent et recomptent comment se couper en quatre pour parvenir jusqu'au prochain virement du maigre salaire ou de la pension de misère, et encore plus de Benghebrit qui part ou d’un autre qui arrive, pour les enfants ce sont les grandes retrouvailles.

Rachid M.
Mardi 5 Septembre 2017 - 18:58
Lu 201 fois
ACTUALITÉ
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | Moul Firma






Edition du 16-01-2019.pdf
3.31 Mo - 15/01/2019





Actualites et journaux Afrique





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+