REFLEXION

EDITO : La grève oui, mais à condition….



Hier, Mme la Ministre de l’Education Nationale, a été l’invitée de la rédaction de la Chaine 3 pour s’exprimer sur son secteur et, notamment, sur les points saillants qui perturbent l’Education. Ils sont nombreux et plus ou moins impactant négativement la scolarité des élèves. Derrière cet état de fait qui revient assez souvent, depuis des années, des revendications syndicales de la part de syndicats de l’Enseignement, eux-mêmes tricotant avec la divergence dans la manière de négocier. Et quelles intérêts s’y cacheraient si ce n’est que celui des Enseignants, parfois aidés par les auxiliaires, pour faire le poids. S’agissant d’intérêts, le passé a montré que le bénéfice des protestataires se fait dans une revendication amère qui sacrifie l’avenir de milliers d’élèves innocents. Dans ce méli-mélo dramatique dans lequel se joue le bras de fer « Education – enseignants » et les parents ainsi que leurs enfants sont, les seules victimes de dégâts collatéraux ! Le constat  connu et reconnu par tous les Algériens et que cette situation s’est inscrite dans la durée sans trouver une issue de sortie honorable pour toutes les parties prenantes y compris les otages que sont les élèves. Madame la Ministre qui a eu l’opportunité de s’exprimer, sur les ondes nationales, a brossé un tableau peu luisant en matière de stabilité pédagogique à l’égard des soubresauts que connaissent les programmes scolaires dispensés. Dans ce volet, Mme Nouria Benghabrit a laissé fuser quelques expressions de ressentiments et de désolation en faisant remarquer que ce sont les enfants des familles pauvres qui se trouveraient sacrifiés sur l’autel de la revendication syndicale des enseignants. Acculée par de nombreuses questions, Mme la Ministre a suggéré que, vu la situation qui perdure en dépit du fait que les portes du dialogue sont toujours ouvertes, il y a lieu d’interdire par texte de loi, tout comme le cas de l’Allemagne, les actions de grève des enseignants. Comme cette suggestion est en totale contradiction avec la loi relative au droit de grève, il resterait cependant une formule qui sauvegarderait l’intérêt de tous. En ce sens, la meilleure de toutes les solutions consisterait alors d’amender la loi de la grève pour cette dernière ne pourrait s’exercer, uniquement, que pendant les périodes de vacances scolaires et le tour serait joué !

Zahachi Younes
Mardi 9 Janvier 2018 - 19:30
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ACTUALITÉ
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