REFLEXION

EDITO : La Cité et son destin…



Quand le silence des uns devient une complicité passive avec les autres alors, ça devient grave. On regarde furtivement sans bien voir notre milieu urbain, celui dans lequel, nous vivons et évoluons chaque jour. On fait nos achats et courses de façon plutôt mécanique et là aussi, on ne fait pas cas ni du prix, ni de la qualité. Il y a de plus en plus de monde sur la route, les rues, les trottoirs, même sur les terrasses d’immeubles. Les espaces verts sont morts depuis belle lurette et ne sont plus verts, du tout. Quelques arbres, qui garnissaient certaines de nos rues et places, sont morts en attente d’une solution. : Qui s’en inquiète ? Çà et là, ordures et déchets sauvages sont là, loin des regards inquisiteurs. Les cimetières, n’en parlons pas ! Ils sont dans un état inqualifiable à l’instar du cimetière chrétien toujours bien entretenu. Fort heureusement, des Associations de bienfaisance s’en occupent et nettoient de temps en temps. Que dire des vestiges et sites historiques abandonnés, une insulte à notre passé. Et ces maisons en ruine d’anciens quartiers mythiques faisant partie de notre patrimoine, elles sont là quelques parts à l’abri des regards comme si elles viennent d’être bombardées. Ces trottoirs et ces escaliers hideux, sales, dégradés mais tout de même occupés par n’importe qui pour y faire n’importe quoi .Ils ajoutent à la gêne et au désagrément quotidien, une note d’amertume que l’on retrouve le lendemain. Ceux qui se déplacent le plus souvent en véhicule, eux ne verront rien ; ceux qui ne sortent pas, qui ne se baladent pas, qui ne prennent pas le temps de vivre comme un citoyen moyen ne verront rien de tout cela. Les gens du peuple ont beau parler, écrire, crier leur désarroi et ont en marre de ce quotidien agressif où la désolation se lit sur leur visage. Il ne manque que peu pour dire «je m’excuse de vivre ici».C’est ça notre cité mais, est-ce son destin ? Certainement que non ! Les doléances ne servent plus sous le poids de l’absence et de l’indifférence ; il faut passer à autre chose et envisager l’action, ce qui serait le mieux à faire avec ceux qui sont faits pour assumer la «responsabilité, pleine et entière».Sinon, la médiocrité est assurée pour longtemps encore.

Zahachi Younes
Lundi 16 Octobre 2017 - 10:01
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ACTUALITÉ
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