REFLEXION

EDITO : L’homme au cigare…..



Les historiens vous diront  qu’en 1962, Houari Boumediene  était le chef de l’Etat-major Général de l’ALN, créé en janvier 1960, puis, sous le Régime de feu Ahmed Ben Bella, un historique de la Révolution Algérienne, il est devenu ministre de la Défense et Vice-président de la République. Mais, le 19 juin 1965, pendant que se jouait, à Oran, le match Algérie-Brésil, avec un Pelé, le roi du ballon rond, s’est joué un autre match ; celui du ‘’redressement révolutionnaire’’. Et là, ce fut un  ‘’ évènement sur un tapis de velours, tout en douceur’’  comme auraient pu le dire certains. Cet évènement  avait entaché la légitimité de feu Houari Boumediene mais, de 1965 à 1978, celui-ci a pu se forger, une nouvelle légitimité par son action, chez des Algériens notamment, ceux qui ont pu s’exprimer, à l’occasion des débats sur la Charte Nationale de 1976, par exemple. A la tête du gouvernement et de l’Etat, le président Boumediene a été «l’un des plus fervents défenseurs de la cause palestinienne, allant jusqu’à dire  sa célèbre déclaration selon laquelle, «l’Algérie est avec la Palestine, à tort ou à raison »  traduisant une conviction profonde et un principe intangible d’être aux côtés des opprimés». Il avait fait comprendre au lobby sioniste des Américains, par H. Kissinger que : « exiger plus que demande le peuple palestinien, c’est de la démagogie et, accepter moins que ce qu’il demande, c’est de la trahison». Il a été l’homme de la révolution triangulaire : Agraire, industrielle et culturelle qui, armé d’une grande conviction, a su mobiliser des brigades d’étudiants volontaires, naturellement mixtes, venant d’horizons divers. Boumediene était une histoire dans l’histoire du monde moderne post- indépendance de l’Algérie, avec les pays arabes, les guerres israélo-arabes, avec l’OPEP, le Sahara Occidental…etc. ; c’est toujours lui’’.Il est décédé, après une lutte avec la mort un jour de 27 décembre 1978 et aujourd’hui, 39 ans après sa mort, on dirait que la société en est toujours  à la recherche de  son identité existentialiste, toujours confrontée à la nécessité de bâtir et consolider ’’ un Etat avec des institutions destinées à survivre aux évènements et aux hommes’’ que Boumediene rêvait de laisser en héritage à un peuple qui a payé très chère une légitime indépendance. Il est parti, jeune, à l’âge de 46 ans : saluons la mémoire de l’homme, avec respects et  laissons le jugement à  l’histoire.

Younes Zahachi
Mardi 26 Décembre 2017 - 18:55
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ACTUALITÉ
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