REFLEXION

EDITO : L’anonymat reste entier



Le discours historique se contente le plus souvent de célébrer quelques noms, plus ou moins connus. Les anonymes ne sont pas évoqués en de telles circonstances, parce qu'ils l'ont décidé et c'est aussi leur choix, et beaucoup de survivants, connus de tous, lorsqu'ils ont été interrogés à ce propos, nous ont dit tout simplement, "La lutte contre l'occupant était un devoir de chaque Algérien et un devoir n'a pas de contrepartie, c'est notre perception de la lutte, et le sacrifice est le lot des peuples pour la patrie, qui n'acceptent pas la domination, ou l'asservissement, d'où qu'ils viennent, ils ne doivent rien attendre en retour, que la satisfaction d'avoir servi leur pays". Bien rares sont les hommes qui célèbrent l'action des anonymes, à moins que l'histoire ne se fait qu'avec des héros et des noms. Cette allusion éraille ce silence assourdissant; le même que celui qui recouvre le rôle de ces anonymes, dans l'histoire. Ces ordinaires, avec tous leurs frères de combat, ont été les laborieux artisans de l'idéal, accomplissant leur devoir dans la discrétion, parce qu'ils auront cru jusqu'à l'ultime heure, un lendemain qu'ils s'étaient fixé avec le rêve d'un avenir meilleur. La plus part d'entre eux sont des modestes, devenus aujourd'hui des effigies sommes toutes oubliées, laissés sur le chemin de la déchéance, marginalisés pour autant qu'on le sache, mais parce qu'ils l'ont voulu alors nous disent-ils, « qu'il en soit ainsi». Cette pratique est conforme au sort de la majorité sortie du lot, mais même s'ils ont fait ce choix, cela les honorent, et dans une journée telle que celle-ci, il est important de les évoqué et leur rendre hommage pour leur participation à l'œuvre nationale. Pour trouver la réponse l'homme doit prendre connaissance des faits, car au moment où celui-ci fait l'expérience, surgissent les souvenirs en même temps que les cadres de la pensée, qui permettent de réfuter le dualisme historique, car il ne faut pas oublier que la mémoire s'effectue par le biais de la puissance créatrice de l'œuvre humaine laissée comme héritage.

Rachid M.
Samedi 6 Mai 2017 - 18:09
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