REFLEXION

EDITO : Belayat et sa génération: est-ce la fin ?



Le bras de fer engagé entre le SG du FLN, Dr Djamel Ould Abbes et Abderrahmane Belayat, semble mettre ce dernier en position de faiblesse à l'approche des législatives. Avec la nouvelle donne politique et la division au sein du FLN, celui-ci a perdu de son influence même au sein du comité central, payant chèrement ses positions vis-à-vis la Direction du parti. Il lui est reproché ses actions unilatérales, qui ont fait la critique des militants et ces dernières années ont été perçues par la majorité des militants, comme un échec. Belayat n'est pas pour rassurer la base militante du fait qu'il fait de la résistance, alors qu’en réalité cette base dans son ensemble n’aspire pas au changement. Dans cette lutte intestine, Ould Abbes quant à lui veut être le centre du pouvoir, notamment des pôles d'action beaucoup plus affirmés, à commencer par les domaines de compétences dont ils se revendiquent, et selon certains responsables politiques issus du parti unique ils veulent s'inscrire dans une vision de la société pleinement solidaire, un langage déjà entendu et ce, à l'approche de chaque échéance électorale, mais n'est-ce pas trop tard. Pour un parti comme le FLN, qui totalise une dizaine de ministres dans l'actuel gouvernement, et à quelques jours seulement des législatives, c'est peut être un avantage qui pourrait déterminer l'issue d'un scrutin avant même qu'il ne commence, mais avec la levée de bouclier de la base et de Belayat qui est contre le secrétaire général, Ould Abbes, rien n'est joué . La fracture serait consommée au sein des rangs du vieux parti, d'où la division qui a tendance à se généraliser, dans les mouhafadas et ce, à travers le territoire national. Les prochaines législatives s'annoncent, houleuses, surtout qu'il y a rupture avec la haute hiérarchie du FLN. Aujourd'hui, il est clair que Belayat se trouve en mauvaise posture et a besoin de soutiens pour rester sur le devant de la scène, et au besoin sauver les meubles du fait que sa carrière politique se joue à pile ou face, car avec les derniers remous qui ont secoué le parti, il sera difficile pour lui de se repositionner sur la scène politique.

Rachid M.
Vendredi 14 Avril 2017 - 20:09
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ACTUALITÉ
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