REFLEXION

Désastre 2020



C’est probablement  la prise de conscience toute récente de la menace qui nous guette par le gouvernement algérien qui  pourrait être à l’origine d’un virage économique important marqué par le retour à une plus grande rigueur financière. L’augmentation prévue de l’allocation touristique, une mesure dont le coût annuel est estimé à environ 2 milliards de dollars, a été sans doute la première victime collatérale de ce nouveau contexte financier et psychologique au sein de l’exécutif algérien. Karim Djoudi vient d’annoncer qu’elle n’est plus à l’ordre du jour. Cette première mesure pourrait n’être que le signe avant coureur de beaucoup d’autres, en matière de contrôle du commerce extérieur notamment. Les évolutions récentes de notre commerce extérieur donnent ainsi de plus en plus de crédit aux scenarii d’avenir les plus sombres évoqués par nombre d’experts nationaux. Certains d’entre eux prévoyaient dans un rapport publié au début de l’année 2013 que les réserves de change  de l’Algérie (190 milliards $)  commenceront à baisser à partir de 2016 quand la croissance non contenue des importations et la baisse des exportations d’hydrocarbures nous mèneront à des déficits commerciaux structurels. Ces réserves de change risquent de s’épuiser autour de 2024, ce qui nous obligera à nous endetter pour financer nos déficits commerciaux ». Si les importations continuent à croître  cette tendance nous ramènerait  à des niveaux de dette extérieure comparables à ceux atteints au début des années 1990 et qui nous ont forcés à l’époque à entreprendre des ajustements très douloureux sur le plan social. Sans un hypothétique renouveau de notre potentiel d’exportation d’hydrocarbures, cette perspective peu réjouissante est malheureusement probable si rien n’est fait. Une alternative à l’explosion de l’endettement extérieur serait alors une baisse drastique des dépenses de l’Etat, un plan d’austérité coûteux, une dévaluation du dinar pour juguler les importations, et une baisse brutale des subventions énergétiques. Ce scénario désastreux pourrait  survenir dès le milieu  des années 2020.

Said
Lundi 27 Mai 2013 - 10:27
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Edito
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