REFLEXION

DOUAR ‘’ECHAKAKIL’’ A TIARET TOTALEMENT OUBLIE : 150 familles sans eau, sans électricité et sans école

Vivre au douar "Echakalil" dans la commune de Naima (Tiaret), c’est vivre "le calvaire de géhenne», au quotidien, nous dira en substance, un vieux habitant de ce douar qui se trouve dans une région frontalière de la wilaya de Tiaret et celle de Laghouat.



Ce douar, relève du chef-lieu de la commune de Naima, considérée comme la plus riche de toute la wilaya de Tiaret et figurant parmi les communes les plus riches de toute l'Algérie et ce eu égard aux indemnités dues aux passages des oléoducs et gazoducs d'une part et aussi des recettes du potentiel steppique d'autres parts. Ce douar qui recense quelque 150 familles situées en zones disparates et distant du chef-lieu de  la commune de Naima, de prés de 70 km, est un véritable nid de toutes les misères. En effet, ces familles sont sommées de vivre sous le diktat de la soif, comme nous ont déclarés les pères de familles qui font recours à l'approvisionnement en eau potable à partir de points d'eau situés à 7 et 12 km de leurs habitations et voir dans d'autres régions relevant de la wilaya de Laghouat. Dans le même contexte, ces familles stockent des quantités d'eau dans des bassins traditionnels en ciment et exposés à tous les risques de maladies, en notant que la prolifération de serpents et de scorpions est étonnante dans ces lieux, sachant que ce douar ne dispose d'aucun centre de soins. Un père de famille, nous dira que la mort les guette à tout instant et qu'ils sont obligés de rejoindre la route, se trouvant à 6 km pour  faire de l'auto-stop et évacuer leurs malades vers des communes se trouvant à 35 et 40 km dépendantes des 2 wilayas. L’absence d’électricité, c’est un autre calvaire, fortement gênant, tout en signalant que des poteaux électriques passent à 2 km de ce douar, comme nous l'ont confirmé des pères de famille qui nous ont informés que l’assemblée populaire et communale de Naima, les a doté d'appareils d’énergie solaire qui a démontré ses limites. En somme, la majorité de ces habitants et pour "éclairer" leurs nuits font recours à des moyens "archaïques». Les pistes de désenclavement font défaut et les enfants sont sommés à vivre le diktat de l'ignorance, car privés d'une part d'une école et le transport scolaire, est quasi-absent d'autres parts. Au fil des jours, le calvaire de ces familles ne cesse de s'amplifier: sans eau, sans électricité, sans centre de santé et sans transport scolaire, ces pères de familles interpellent le président de la République pour soulager leurs douleurs et celles de leurs enfants qui vont se heurter à des lendemains incertains et bourrés d’inquiétude. Ce lot de misères, est enregistré au niveau du douar "Echakalil" qui relève de la plus riche commune de la wilaya de Tiaret. N'est-il pas temps de revoir la gestion de cette collectivité qui nourrit la marginalisation de ces familles, voire son enclavement qui lui donne la peau et la chair d'une zone d'ombre. D'autres pères de familles sollicitent l'intervention du wali avant le chaos et l'incertitude.

Abdelkader Benrebiha
Samedi 12 Septembre 2020 - 16:47
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