REFLEXION

DES DEPUTES MENACENT DE BLOQUER SON INSTALLATION : Vers une transition sans Bensalah ?!

Des députés issus des partis d’opposition ont menacé de boycotter la séance d’officialisation de la vacance du poste de président de la République. Si le conclave est frappé du sceau de la confidentialité et un embargo médiatique total, il reste que des rumeurs bruissent, dans les travées des deux chambres, agitant le spectre d’un bon nombre de députés qui a décidé de boycotter le congrès de ce mardi.



Les députés contestataires refusent la présence des membres du gouvernement ainsi que celle du Premier ministre, Nouredine Bedoui à cette séance, prévue mardi prochain. Ils ont expliqué que la présence du gouvernement à cette séance, signifie qu’ils le cautionnent et qu’ils l’acceptent. Un gouvernement qui est rejeté par les Algériens, lesquels ont appelé au départ de Bedoui et de ses ministres. La réunion des deux chambres du Parlement pour déclarer la vacance définitive du pouvoir et désigner le Président intérimaire s’annonce d’ores et déjà difficile. Totalement rejeté par les Algériens, sortis massivement pour le septième vendredi de suite, ce mode de désignation du Président intérimaire prévu par la Constitution ne va pas régler la crise en ce sens qu’il permettra à des figures symbolisant l’ère de Bouteflika d’être aux manettes de la période de transition. Chose totalement refusée par la rue mais aussi par les partis et personnalités de l’opposition. Même ceux qui soutenaient la proposition du chef de l’état-major de l’ANP d’appliquer l’article 102 de la Constitution demandent aujourd’hui de se limiter à la déclaration de la vacance définitive du pouvoir et de sortir ensuite du cadre strictement constitutionnel pour suivre et répondre à la volonté populaire d’aller vers la rupture totale avec le système. Le rejet donc de toute désignation du Président intérimaire à travers le Parlement risque de brouiller les cartes au chef de l’état-major de l’ANP qui croyait avoir trouvé la solution dans le cadre constitutionnel. Effervescence, dimanche, au Palais Zighoud Youcef où la commission mixte, forée des deux bureaux de l'APN et du Conseil de la Nation se trouve à pied d’œuvre pour l’élaboration du règlement intérieur inhérent à la cérémonie d’investiture à la présidence de la République, prévue mardi en Congrès des deux chambres. Il est à signaler que, sans le dire clairement, le quotidien El Moudjahid a évoqué, dans l’éditorial de ce dimanche 7 avril, l’éventualité de ne pas voir Abdelkader Bensalah gérer la période de transition en tant que chef de l’État par intérim. Une telle revendication émanant du peuple, « n’est ni déraisonnable ni forcément difficile à réaliser », écrit le journal gouvernemental. Pour El Moudjahid, la Constitution est claire et « aucun vide constitutionnel n’est possible ». « Ce qui par contre n’a pas été envisagé, ajoute le quotidien, c’est le cas où le président du Conseil de la nation serait lui-même contesté ». « Un tel programme précis n’est ni déraisonnable ni forcément difficile à réaliser », juge-t-il, préconisant de « trouver le plus tôt possible une solution à la question de la présidence du Conseil de la nation, du moment que l’actuel figure ne semble pas être tolérée par le mouvement citoyen ». « Là aussi, estime encore El Moudjahid, ce n’est pas impossible de trouver un homme consensuel qui ait l’étoffe et le sens de l’État, pour conduire cette courte transition, l’essentiel étant de surmonter les divisions et ne pas tourner en rond ».

Ismain
Dimanche 7 Avril 2019 - 18:32
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