REFLEXION

DELOGES DE LEURS HABITATIONS A MEGHILA (TIARET) : Des habitants de douar "Aich" réclament leur retour

La région de Meghila, à 50 km du chef-lieu de wilaya de la Tiaret a payé un lourd tribut lors de la décennie sanglante et de nos jours, cette région carrefour de "plaies", garde toujours des séquelles laissées d'une part par les hordes sanguinaires et d'autre part suite aux conséquences de gestions scandaleuses des affaires de la collectivité.



En effet, dans une correspondance signée par l'ex-maire, dont l'objet est un rapport sur la situation du douar "Aich",portant le numéro 135/2018, ayant  été adressé au président du tribunal de Tissemsilt (compétence territoriale), dont le contenu ,écrit noir sur blanc, relate les faits suivants : En 1997, les services de l’'A.P.C, en compagnie des services de sécurité, se sont déplacés au douar "Maiz",pour le déménagement des habitants vers le douar "Aich", eu égard à la situation qui prévalait, suite aux menaces terroristes ,sévissant lors de cette période,  tout en signalant que les familles "Aich" sont propriétaires des terres, comme le confirment le livret foncier portant le numéro 2506 du 3 juillet 2019, et qui démontre l'origine de propriété d'une terre agricole à Meghila, section 22 et dont la superficie est de 31 hectares, désignée comme terre céréalière, fourragère et industrielle .Le rapport en question, révèle que suite à une délibération de l'assemblée populaire communale de Meghila ,portant le numéro 98/65 du 30 novembre 1998, les 2 membres de la famille Boumaza ont bénéficié d'aides financières pour des travaux de réfection d'habitations propriétés des familles "Aich" , de même pour 3 autres membres de la famille Boumaza pour occuper les habitations de la famille Aich et ce suite à la délibération de l'APC, portant le numéro 01/52 du 07/01/2001. Enfin, une autre délibération au profit de 8 autres membres de la famille Boumaza et ce suite à une délibération, toujours signée par les services de l'APC, portant le numéro 03/33 du 31/12/2003 où il est mentionné, noir sur blanc que ces membres de la famille Boumaza, ont été affectés vers les habitations des familles Aich, situées, de surcroit sur des terres agricoles qui sont propriétés de la famille Aich. Ne s'arrêtant pas à ce point, l'ex-maire et dans la même correspondance , l'on peut lire que les autres membres de la famille Boumaza, ont bénéficié de 23 habitations rurales avec des aides financières selon une autre délibération portant le numéro 03/33 du 31/12/2003 et suite, aussi au procès-verbal enregistré au niveau de la daïra de Meghila, en date du 23 juin 2004.Cette scandaleuse situation ,est à l'origine de conflits entre 2 familles, en notant que les membres de la famille Boumaza ont été sommés de quitter leur territoire au niveau du douar Maiz",pour être relogés au douar"Aich" et ce, en période de la décennie noire qui a connu, des dysfonctionnements en série .Les 2 familles se disent victimes de décisions arbitraires et tendancieuses ,et malgré les correspondances envoyées aux hautes instances par la famille Aich qui revendique leurs anciennes habitations ,rien ne parait illustrer les visions salutaires ,mais la situation s'envenime ,si l'on sait que ces habitations cédées  avec des ordonnances signées par l'ex-maire ,connaissent des expansions voire aussi l'exploitation des terres agricoles. Pour l'heure, une enquête d'envergure est ouverte par les instances en relation avec ce dossier.

Benrebiha Abdelkader
Samedi 3 Octobre 2020 - 16:12
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