REFLEXION

DECLARATION DE DEVISES : Quelle somme l’Algérien a-t-il le droit de transférer ?

Les voyageurs résidents et non-résidents sont désormais tenus de déclarer, aux services douaniers à l'entrée ou à la sortie du pays, les devises en leur possession lorsque le montant est égal ou supérieur à mille (1.000) euros, stipule la Banque d'Algérie dans son règlement publié au Journal officiel N°25.



Les voyageurs sont soumis à l'obligation de déclarer, auprès du bureau des Douanes, à l'entrée et à la sortie du territoire national, les billets de banques et/ou tout instrument négociable, libellés en monnaies étrangères librement convertibles, qu'ils importent ou exportent et dont le montant est égal ou supérieur à l'équivalent de 1.000 euros », note le règlement 16-02 de la Banque d'Algérie. L'importation de billets de banques et/ou de tout  instrument négociable en devises librement convertibles reste « autorisée sans limitation de montant » sous réserve de satisfaire à l'obligation de déclaration pour les montants d'une valeur égale ou supérieure à 1.000 euros, précise le règlement. Un exemplaire du formulaire de déclaration visé par le bureau des Douanes est conservé par le voyageur. Aussi, les voyageurs non-résidents peuvent exporter les billets de banques et/ou de tout  instrument négociable en devises librement convertibles, importés et non utilisés en Algérie, sur présentation, au bureau des Douanes, du formulaire de déclaration d'importation. Ce formulaire, qui doit être visé par un guichet de la Banque d'Algérie, un guichet d'une banque, un intermédiaire agréé ou un bureau de change constatant les opérations de change effectuées durant le séjour en Algérie, n'est toutefois valable que pour un seul séjour. Pour ce qui est du seuil maximal des devises à exporter de l'Algérie par voyage, le même règlement le fixe à 7.500 euros prélevés d'un compte devises ouvert en Algérie. Les voyageurs sont également autorisés à exporter de l'Algérie tout montant couvert par une autorisation de change de la Banque d'Algérie.

Les Douanes annoncent un service en ligne qui n’existe pas
Le service en ligne de déclaration de devise et objet de valeur décidé dans le cadre du plan stratégique des Douanes 2016-2019 vient d’être mis en service en prévision de la saison estivale, avait annoncé,  mardi 9 mai 2017, les responsables de la direction régionale des douanes algériennes de Constantine auprès de l’agence officielle. “Ce système moderne devrait faciliter les procédures douanières et assurer un gain de temps considérable aux voyageurs“, a affirmé Omar Hamlaoui, le directeur chargé de l’informatique et de la communication à la direction régionale des Douanes. “Les personnes désirant entrer au territoire national dans le cadre des vacances estivales notamment, peuvent dès maintenant faire, via le net, la déclaration des devises et autres objets de valeurs qu’ils comptent ramener et réduire les procédures douanières à effectuer le jour ‘J'”, avait souligné le même responsable, a précisé l’agence officielle. La déclaration en ligne de devise et objets de valeur permettra davantage de “confort et de souplesse” pour les voyageurs et garantira une “lutte efficace contre le blanchiment d’argent issu des trafics illicites“, a encore souligné le même responsable, qualifiant ce nouveau procédé de “preuve tangible” de la modernisation de cette institution. Mais sur le site des Douanes, on ne trouve aucune trace de ce nouveau service. La seule chose qu’il propose est le téléchargement de la déclaration de devise qui doit ensuite être imprimée.

Poursuites judiciaires contre les voyageurs détenant plus de 1000 euros
Les voyageurs résidents et non-résidents en Algérie doivent, donc, déclarer aux services douaniers les devises en leur possession dès que le montant atteint le seuil des 1.000 euros à l’entrée ou à la sortie du pays. Selon la direction générale des Douanes, «toute infraction à cette mesure expose le voyageur à des poursuites judiciaires.» L’instruction adressée aux services des douanes au niveau des ports et aéroports du pays par la direction générale, ordonne d’appliquer à la lettre les mesures prises par la Banque d’Algérie concernant le transfert de devises. «Toute somme excédant de 35 euros la somme autorisée sera confisquée et des poursuites judiciaires seront également engagées contre chaque voyageur ne respectant pas la consigne», indiquent les Douanes algériennes. Pour ce qui est des voyageurs non-résidents en Algérie, ils peuvent faire sortir les devises importées et non utilisées dans le pays sur présentation d’un exemplaire du formulaire de déclaration d’importation visé par le bureau des Douanes et ce, à leurs arrivée sur le sol algérien. Les voyageurs non-résidents sont également autorisés à exporter d’Algérie tout montant couvert par une autorisation de change de la Banque d’Algérie.

L’allocation touristique glisse de 115 à 100 euros en quelques mois
Les Algériens désireux de voyager à l’étranger doivent se satisfaire d’une allocation touristique de 100 euros. Une allocation de « misère » qui a chuté de 20 euros en deux ans. L’allocation touristique continue de glisser. Elle est fixée et se stabilise actuellement à 100 euros, mais rien ne garantit qu’elle se maintienne à ce niveau. Entre 2016 et 2018, cette allocation a fondu de 20 euros pour se stabiliser autour de 115 euros l’été dernier puis 100 euros début janvier. Cette inexorable baisse est justifiée par la chute de la valeur du Dinar face à l’Euro sur le marché de change en plus des autres facteurs liés à la crise. Mais cela n’enlève rien au fait que l’allocation touristique accordée aux Algériens est la moins importante dans la région. En comparaison, l’allocation touristique octroyée aux Marocains et Tunisiens se chiffre respectivement à 3500 et 3000 euros. Le gouvernement continue d’opposer un niet catégorique à sa réévaluation. Le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Loukal, l’avait d’ailleurs bien expliqué il y a quelques jours. À son sens, il est impossible de la revoir à la hausse. Pour les raisons suivantes : la baisse de la valeur du dinar face à l’Euro et l’érosion des réserves de change de l’Algérie. Les 100 euros octroyés représentent donc une maigre allocation. Les Algériens désireux de voyager sont obligés de se tourner vers le marché noir pour acheter des devises à des prix mirobolants. Le taux fixé actuellement est de 208 DA pour un euro.

Réflexion
Dimanche 3 Juin 2018 - 17:36
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