REFLEXION

DAMAS, GENEVE ET ASTANA : Trois capitales qui se disputent la paix

"L'affirmation de la paix est le plus grand des combats" Jean Jaurès - 1859-1914.



  Alep avant n’est plus Alep après, c’est toute une mémoire constituée de feu, de sang, de malheur, de misère, d’horreur qui va être transcrite dans les annales de l’histoire contemporaine de la région. Il y a eu un véritable tremblement en géostratégie et géopolitique dans la région moyenne orientale, plus besoin d’y aller à Genève capitale de l’Europe, de la finance et de la politique de l’ONU, de l’occident. Une nouvelle ville est née,  rare ceux qui la connaissent, elle se trouve au centre des pays suivants ; Russie-Kirghizistan-chine-Mongolie et Ouzbékistan  ce pays se nomme le KAZAKHISTAN ayant une très belle nouvelle  capitale  ASTANA, elle est connue  sous le nom d’AKMOLINS avant 1961 ensuite  TSELINOGRAD jusqu’en 1992 et puis AKMOLA en 1998, elle a été choisie comme nouvelle capitale  du Kazakhstan indépendant en 1994 ,la ville a reçu le prix « Ville pour la Paix »( unesco1999), Astana a été choisie pour organiser l’Exposition internationale  de 2017 le thème « Énergie du futur » .
Actuellement, elle va abriter les négociations de paix en Syrie pour le début du mois de janvier 2017 alors que d’habitude Genève était le lieu favori. Détrônée par la capitale kazakhe, la cité helvétique n'est plus le centre de l'activité diplomatique de l’occident.
Astana va devenir en ces temps-ci un nouveau centre de la politique internationale et ce sont les Russes avec la chine, l’inde et l’Iran qui ont décidé d’imposer et de faire le nouveau jeu politique dans ce centre de l’Eurasie. L’économie commence à prendre forme dans l’Eurasie, la politique suit également donc une nouvelle puissance qui va voir le jour. Les Russes l'ont déplacé à l'Est, au cœur d'une Eurasie qui est le siège des puissances de demain. C’est un nouveau pôle qui vient de se déplacer de la région d’Europe à Eurasie. Kazakhstan est un pays asiatique majoritairement musulman, il est membre de l'Union eurasienne et également de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS). Un pays émergeant mitoyen de la Russie, il représente le symbole des nouveaux équilibres du monde à la place de Genève.
C'est à Astana que les négociations de paix débuteront en janvier  2017, bien que Genève continue en fevrier2017 d’abriter les négociations portant sur la Syrie !
Astana construite en 1997 bientôt elle serait proclamée capitale, Astana est située au milieu de cette puissance géopolitique  dont la Russie fait surface face aux arrogances US et occidentales à gérer la planète. La géographie Kazakhistan serait le lit où passent les oléoducs (artères qui alimentent le cœur des économies) qui acheminent, vers la Chine, le gaz de la mer caspienne. Le Kazakhstan est un pays très riche en ressources minières (uranium), il   est un allié stratégique de la Russie et son principal partenaire dans le domaine nucléaire, spatial et en hydrocarbures, le Kazakhstan est en train de décoller économiquement dans le sens de la modernité.
Alep a changé le cap de la géopolitique, les négociations inter-syriennes menées par la Russie, l’Iran et la Turquie ont forcé les USA et ses propres acolytes à prendre le banc de touche du jeu d’une région qui revient selon les rapports de forces, à de nouveaux maitres.
Poutine a déclaré (sources medias) que trois documents ont été signés (cessez le feu- contrôle du respect de la trêve- négociations de paix) entre la Syrie et les sept groupes de l’opposition armée. Les terroristes sont carrément exclus (Nosra el Qaida). Ça serait une nouvelle avancée pour la paix bien qu’elle soit très fragile, la signature de ces documents augure une avancée sensible pour un éventuel début de règlement politique du conflit qui date depuis le début des printemps arabes (2011).
La victoire militaire a remis les pendules à l’heure syrienne après plus d’un mois de combats acharnés Bachar Al Assad a reconquis Alep toute entière .Les calculs et manigances de la Turquie, des USA, de l’Europe, Qatar et l’Arabie Saoudite pour imposer la solution à une Syrie sans Al-Assad (LION) se sont avérés fausses, erronés et inexacts.
La Russie, l’Iran, la chine se sont confortés de la victoire magistrale de l’armée syrienne et cela leur a permis de faciliter la solution politique à leur faveur.
Par conséquent, devant cette position de faiblesse, les groupes armés dits modérés n’avaient pas beaucoup de choix à procéder sinon choisir les négociations avec l’Etat syrien ou bien se faire liquider par l’armée syrienne.  C’est à travers la position de ces groupes  qui  va permettre de peser tout son poids  sur la suite des événements, apparemment avec l’influence de la Turquie( leur tutelle), ils n’ont plus le choix  que la solution négociée ;elle se fera  quand même  et à  contrecœur tant que les rapports de forces ne sont plus en leur faveur mieux vaut la négociation ou le drapeau blanc sinon la mort.
Le licenciement inattendu des Etats-Unis, mises à la touche avec un carton rouge, semblable à des brutes, qui par leurs prétentions mensongères, faisant croire par la virtualité fabriquée d’une force   qui reçoit des coups bas et les échecs dans chaque opération militaire, médiatique et politique.
C’est peut être la première fois dans l'histoire contemporaine que  la négociation sur un conflit majeur est enrégimentée sans les Yankees. La Russie a pris les clés de la voiture les USA n’ont qu’à choisir soit s’asseoir en arrière ou se mettre dans la malle de la voiture pour s’accrocher.
Les USA sont mis hors du jeu par une politique intermittente avec le oui… mais ! Et le ni… ni ! Fabriquant les faits inexistants, le coupeur de tête qu’elle défend est un humanitaire alors que celui qui se bat pour son bien est un criminel. Les medias à ordre ont barbarisé la Syrie et criminalisé la Russie pour mieux angéliser les criminels de toute l’histoire contemporaine depuis les peaux rouges en passant par Hiroshima et finir avec l’Irak
Pour Erdogan, il préfère négocier avec Poutine en pleine forme mieux que les Amériques scélérats. Ce spectaculaire revirement d’Erdogan, l’Arabie saoudite s’enfonce de plus en plus dans le bourbier yéménite, un Qatar silencieux qui dit oui ! Qui dit non ! Obama croyait bien faire avec un Sarkozy out, un Cameron du « brexit », une Clinton sirotant des pétrodollars, un Hollande jetant l’éponge pour  2017, Fabius apologiste du terrorisme tout ce mauvais monde pour annoncer que la Syrie va fondre comme une boule de glace au soleil alors que cette armada de politiciens plus entrepreneurs ont quitté la scène face à la boule de cristal se trouvant en Syrie.

 

Benallal Mohamed
Vendredi 6 Janvier 2017 - 20:10
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ACTUALITÉ
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