REFLEXION

Cheikh Chamssou et les nouveaux califes



Souvent des personnes se montrant religieuses grâce à leur apparence, le port de la barbe ou des kamis, imposant leur autorité religieuse, comme s’ils étaient les nouveaux califes de l’islam, choisis pour enseigner la charia, alimentent la polémique et menacent la Croyance et les pratiques des musulmans !
Certains en belle djellaba blanche, un turban à la marocaine et une barbe généralement rousse ou grise comme pour cacher leur âge et donner l’allure d’un cheikh, transpercent les plateaux des télévisions privées algériennes et se transforment en Mufti, Imam et savant islamique sans statut officiel d’imam ou de mufti au vu et au su de la tutelle se portant en porte-parole sans concurrents des religieux accusant , pardonnant et autorisant la population à faire ceci ou cela !       
Le cas de cheikh Chemssou le premier mufti de l’Algérie de la première chaine d’Algérie qui lance des fatwas en direct sur des dossiers sensibles et d’actualité avant l’institution officielle de la fatwa présidée par Ghoulamllah qui est nommée officiellement par décret Présidentiel. Des déclarations à la hâte et des excès de zèle qui mettent souvent le ministère des affaires religieuses dans l’embarras. Et la dernière fatwa du cheikh Chems-eddine, dont il a considéré que la prière dans les mosquées qui ont acquis des dons de Kamel Bouchi, le magnat de la cocaïne et haram et provoquer la colère des fidèles et installer le doute dans le milieu culte.
Les vrais Imams et savants islamiques se taisent devant ces nouveaux messagers, incapables de refuser cette violation restent bras croisés de crainte d’être accusés d’athées ! Un imam d’une mosquée à Alger, interpellé sur le sujet, s’est dit étonné du silence du ministre à propos de ces nouveaux califes qui ne sont pas répertoriés dans les départements de son ministère et ne disposent ni  du statut d’Imam et certains non même pas le niveau du baccalauréat et s’imposent comme interprètes officiels du droit légal musulman.
Durant la période coloniale, le nombre d’Imams était limité et les écoles coraniques faisaient défauts et l’ignorance régnait, alors quelques tribuns enlaçaient le rôle de l’imam pour apprendre aux ignorants les bases de l’islam pour préserver la notion islamique. Mais aujourd’hui, avec les milliers d’Imams et les milliers de mosquées, maisons coraniques et zaouïas et avec la nouvelle technologie de l’internet, quiconque pourra avoir une réponse à sa préoccupation à sa question par un simple clic sur son clavier !
Ainsi, notre culture religieuse qui repose sur la bonne compréhension des principes de la religion, imprégnée à présent par des personnes primitives, qui ne possèdent ni diplôme ni compétence, comme
ce barbu de Abou Abderrahmane  , sa façon de mettre le Kamis, son gout de colorer sa barbe, sa loi d’interdire aux jeunes de porter le ‘’short’ , sa façon de quitter son poste pour faire la prière ,  son ardeur de s’offrir un ‘’Hadj’’ avec les dettes des infidèles et sa tyrannie d’ harceler l’imam pour un petit rien , ça me rappelle le comportement des premiers soldats de Abassi Madani , qui taxaient les ‘’non-fisistes ‘’d’athées.

 

Belkacem
Vendredi 13 Juillet 2018 - 18:05
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Edito
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