REFLEXION

CRI DE DETRESSE D’UNE FAMILLE ‘’MISERABLE’’ DE TROIS HANDICAPES A MOSTAGANEM : Chronique d'une mort à petit feu

Frappée d’une maladie mystérieuse, handicapante, la famille Dahmane du douar El Moualdia, relevant du territoire de la commune de Safsaf, vit sous un toit des plus misérables où tout manque. Composée de deux filles, d’un garçon, et de leur mère. Deux premières filles sont déjà mortes des suites de cette maladie qui les a paralysées et fini par les emporter. Le reste des membres, condamnés au lit, semblent attendre leur tour.



Une maladie étrange et paralysante
 La famille Dahmane habitant au douar Dahmane qui relève de la bourgade d’El Moualdia, dépendant territorialement de la commune de Safsaf, est composée à présent de 05 membres dont une mère, trois filles dont 02 sont des handicapées-moteurs, et un garçon également handicapé. Selon la maman, ses enfants naissent sans la moindre tare, grandissent le plus normalement du monde, mais, commencent  au delà  de l’âge de quinze ans à  souffrir de maux aux membres, à chuter et finir par perdre l’usage de leurs pieds. Elle a souligné que ses pauvres enfants reçoivent leur vaccination complète, sans en rater le moindre vaccin, et en larmes, elle affirme qu’elle a déjà perdu deux de ses filles et craint que celles qui sont atteintes ne connaissent le même triste sort que ses deux premières filles.

Deux filles sont déjà mortes,  et deux autres condamnées  au lit
Touchées par la maladie, deux jeunes filles de cette famille, ne quittent plus le lit. Elles ne peuvent plus se déplacer sans être assistées ou soulevées. L’une, âgée de 39 ans, ne bouge plus ses pieds, demeure condamnée sur son lit, et ne peut effectuer aucun mouvement  sans l’intervention d’une tierce personne. Elle déclare être dans cet état d’incapacité de se déplacer depuis presque une vingtaine d’années et souffre déjà d’un problème respiratoire. La seconde, âgée de 36 ans, est également alitée et  reste incapable de bouger sans la présence  d’une autre personne, elle affirme également qu’elle a perdu l’usage de ses membres  depuis une douzaine d’années. Ces deux malheureuses restent à la charge de leur cadette qui les sert et les assiste, et  de leur mère qui ne parvient plus à subvenir  à  leurs besoins.

Un jeune homme, trébuchant d’un pas à l’autre
L’unique garçon de la famille n’a pu être épargné par la maladie, il arrive encore à  se déplacer difficilement en utilisant une béquille. Malheureusement, ce jeune homme âgé de 30 ans, ne peut faire quelques pas sans trébucher et tenter toujours de se relever et continuer à marcher. Il déclare qu’il se portait très bien et aidait sa famille, en travaillant même aux champs, mais le mal a fini par le rattraper et l’obliger à cesser toute activité physique. Aujourd’hui, cet handicapé garde l’espoir de ne point perdre totalement l’usage de ses membres inferieurs, pour pouvoir au moins être présent au foyer familial, il suit des séances  hebdomadaires de massage à Mesra, mais a d’énormes problèmes de déplacement  pour s’y rendre et pouvoir les suivre régulièrement, par manque de moyens financiers.

 Une cadette, sous la menace de la maladie
Quant à la cadette de la famille, elle a abandonné ses études dès la sixième année du cycle primaire pour prendre en charge les besoins multiples de sa famille, elle a juste 13 ans, elle se sait menacée par la maladie qui frappe les membres de sa famille, mais  ne semble avoir aucune peur. Elle se bat quotidiennement à leur assurer le nécessaire, à les déplacer en cas de besoin, et  à les nourrir. Courageuse, elle se lève tôt le matin, change les couches de ses sœurs, leur sert leur café, et  aide sa mère, également malade et opérée  suite à une  lithiase  biliaire, à entretenir les pièces, à laver le linge et à préparer les repas. Elle  souhaite que l’APC  leur attribue un logement pour s’abriter  ou les aider  à mieux entretenir leur maison dont le toit fuit de partout dès les premières gouttes de pluie et les oblige à passer des nuits blanches à surveiller la montée des eaux et fuir d’une pièce à l’autre.

Un taudis, présentant des fuites de partout
La famille Dahmane subsiste au sein d’un taudis composé de trois pièces et une cuisine, présentant des fuites à travers sa toiture en tuiles et en fibrociment, et devenant une véritable passoire dès les premières gouttes de pluie en cet hiver. Cette défaillance du toit pousse les misérables membres de cette famille, à fuir le long des chutes de pluie, d’une pièce à l’autre en attendant qu’elle, et  contraint la mère malade et la cadette  à évacuer les trois handicapés de coin en coin, pour qu’ils ne se noient  pas et à débarrasser les eaux pluviales  inondant les lieux. Datant  de plus d’une vingtaine d’années, cet habitat si précaire ne parait point répondre à l’usage d’habitation et nécessite tant de travaux d’aménagement, malheureusement, la famille ne dispose pas de moyens financiers pour le faire.

L’APC  les ignore  et n’a jamais répondu à leurs doléances
L’APC de Safsaf semble les ignorait totalement, et à ce jour, elle n’a pas encore répondu à leur unique doléance, l’attribution d’un logement  ou d’une aide financière pour  l’aménagement  de leur habitation si précaire ou la construction d’un logement rural. La mère, a souligné à ce sujet, qu’elle se rend depuis des années, auprès des présidents qui se sont succédé à la tête de l’assemblée populaire communale de Safsaf, et sollicite juste un logement ou une aide financière pour sa maison qui tombe en ruine, mais aucun n’a osé leur rendre visite et satisfaire  leur seule demande. Cette famille si nécessiteuse ne parait survivre que grâce aux aides des voisins et des associations caritatives et religieuses de la localité de Safsaf. Les indemnités perçues de 4000 dinars ne parviennent même pas à leur couvrir les dépenses en achats de couches et autres frais.

’Ames charitables, où êtes-vous’’?
Aujourd’hui, cette famille rongée par une maladie paralysante qui ne pardonne pas, lance un cri de détresse aux âmes charitables, pour les aider à mieux supporter les conditions difficiles d’une vie si  triste  qu’elle mène. Cette dernière manque de tout, même du nécessaire, ses membres  sont malades et incapables de toute action pour pouvoir sans sortir. La mère, opérée n’a que des larmes qu’elle sèche, la petite se bat encore et toujours, mais finira par se rattraper par le mal qui la guette, l’homme de la famille ne peut plus avancer sans tomber… La vie est déjà  assez chère  pour ceux qui bougent et font l’impossible  pour joindre les deux bouts des mois si difficiles à boucler, alors que dire de cette famille en dessous du seuil de  pauvreté, qui n’attend ni salaires, ni autres primes, mais juste des aides du voisinage et le reste des surprises de leur amer destin…Ames charitables, où êtes –vous donc, face à un tel malheur !

 

L. Ammar
Mercredi 24 Janvier 2018 - 18:28
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