REFLEXION

COVID-19 : Les scanners thermiques faussés par les bouffées de chaleurs



En cette période de lutte contre la pandémie de coronavirus, les espaces commerciaux, entreprises, aéroports et administrations ont choisi de se tourner vers la prise de température pour tenter d’éviter des cas de contagions du COVID-19 mais la prise de température peut se montrer problématique pour certaines femmes surtout face à femmes ménopausées qui souffrent de bouffées de chaleurs. comme l’a fait remarquer la gynécologue américaine Dr Jennifer Gunter sur Twitter..  Pour la praticienne d'outre-Atlantique, cette mesure a des lacunes. Elle est même discriminante pour de nombreuses femmes. Elle déplore sur son compte Twitter “Les scanners thermiques en tant que moyen de dépistage des personnes pour le COVID vont affecter beaucoup de femmes en transition de la ménopause et en post-ménopause. Les bouffées de chaleur peuvent augmenter la température de la peau (pas la température corporelle).  La gynécologue Dr Odile Bagot, auteure de “Ménopause, pas de Panique” aux éditions Mango corrobore les arguments de sa consœur. “En effet, si l’on prend le scanner de température d’une femme ménopausée au moment d’une bouffée de chaleur, la température sera supérieure à la normale”.  La raison ? Lors de la ménopause, les femmes enregistrent une chute de leur taux d'œstrogènes, hormones qui régulent entre autres la température. Ainsi les outils du “thermostat corporel” s’emballent brusquement, provoquant des bouffées de chaleur. Le plus souvent, cette sensation de chaleur, connue par plus de 7 femmes ménopausées sur 10, est éprouvée au niveau de la figure ou du thorax. La surface de la peau devient chaude au toucher, et encore une fois le visage est le plus affecté par ce symptôme. Que faire si un épisode nous joue des tours lors d’un scanner thermique ? “Il suffirait de recommencer peu de temps après lorsque la cocotte-minute sera moins sous pression....”, recommande le Dr Odile Bagot. En effet, la chaleur au niveau de la peau diminue après la bouffée de chaleur. Mais les femmes ménopausées ne sont pas les seules à risquer de se voir pointées du doigt à cause d’une température plus élevée que les standards 37°degrés. “De manière générale, la température corporelle change à plusieurs époques de la vie : par exemple au moment du cycle (elle augmente en deuxième phase) ou pendant la grossesse. Ce type de dépistage ne m’a pas l’air très pertinent”, conclut la spécialiste française.

 

Réflexion
Dimanche 31 Mai 2020 - 17:41
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