REFLEXION

CORONAVIRUS ET PENURIE DE PRODUITS : Tissemsilt à l’heure de l’absence des contrôles

Il n’est un secret pour personne de dire que la wilaya de Tissemsilt traverse dernièrement une phase des plus impossibles à vivre , le quotidien des gens a complètement changé et les mentalités avec. A l'heure des craintes face à une épidémie potentiellement très contagieuse due au coronavirus, la panique règne en roi depuis quelques jours à Tissemsilt notamment, au chef-lieu de la wilaya où les pharmacies et points de vente de vendeurs de gel et autres masques (bavettes) gants ont été pris d'assaut.



Alors que les citoyens font désormais face à une vraie pénurie s’étant faite sentir dès le début du mois en cours, depuis près d’une semaine, les prix ont soudainement monté et un marché parallèle avait émergé, certains sans scrupule   proposent des masques, des gants ou même des gels à de  prix excessivement chers par apport à l’unité. Des prix 4 à 5 fois plus élevés que la moyenne habituelle notamment avec l’enregistrement des premiers cas suspects au niveau de la wilaya alors que la grande panique avait été constatée après l’annonce du premier cas confirmé d’un quarantenaire de la ville de Tissemsilt qui venait d’un voyage de l’étranger.  Depuis, c’est un silence assez inhabituel qui rôde dans la ville et les passants sont distants les uns des autres, la circulation est réduite à son minimum et comme un malheur ne vient jamais seul, les produits à grande consommation ont disparu des étalages alors que les produits qui sont proposés à la vente ont pris une hausse vertigineuse, où fruits et légumes, produits alimentaires et autres accessoires de consommation ont vu leurs prix doubler voire tripler. Le marché des fruits et légumes s’est emballé et subitement les marchands sans scrupule en ont profité pour augmenter leurs prix, c’est tout simplement la flambée, particulièrement la pomme de terre, qu’elle soit de Oued Souf, de Ain Defla ou de Mascara, à Tissemsilt ce tubercule varie de 70 à100 da le kg, la tomate entre 80 et 120  da le kg et les carottes à 90 da/kg, l’ail s’est envolé trop haut pour de nombreux citoyens et varie entre 800 et 1200 DA le kilo, la betterave, le navet et la courgette sont vendus un peu partout entre 70 et 100 DA et dire que toute cette souffrance que subit le citoyen se fait en toute impunité. Les services de contrôle sont pratiquement absents et en aucun cas, on les avait vu investir Souk H’lima ou l’ex OFLA ou certains commerces pour les contrôler dans pareilles circonstances et leur exiger le respect des lois de la République et ce simple citoyen qui s’est malheureusement retrouvé entre le marteau de la pénurie des produits et leur cherté et l’enclume de cette endémie. L’ampleur prise par cette dernière est très grande notamment dans ces circonstances ou le monde s’emballe et se permet même ce qui était auparavant comme tabou, elle nécessite avant tout une maturité chez les citoyens, un sens de responsabilité et de sagesse puis viendra une urgence dans l’intervention de la part de toutes les parties concernées afin de se sauver et sauver ce qui reste à sauver.

A. Ould El Hadri
Vendredi 20 Mars 2020 - 16:24
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