REFLEXION

CONTRIBUTION : Formation de base et employabilité

Avec un taux de chômage qui reste préoccupant chez les jeunes diplômés, la question de l’employabilité prend aujourd’hui toute son importance. Établissements d’enseignement et de formation, autorités publiques, opérateurs privés, acteurs sociaux… tout l’écosystème de l’emploi est appelé à se mobiliser pour offrir aux jeunes des outils complémentaires à leur formation et nécessaires à leur insertion dans le marché de travail.



L’évolution des modèles économiques et systèmes productifs et les transformations technologiques ont engendré une obsolescence rapide des connaissances et des compétences d’où la nécessité d'une formation et d'une réadaptation continues, au-delà des cursus de formation proposés par les établissements d’enseignement.
Ces derniers doivent s’ouvrir sur leur environnement et revoir leurs approches pour améliorer l’employabilité de leurs étudiants. L’objectif étant d’offrir aux étudiants un maximum d’opportunités pour décrocher des stages et/ou des emplois, voire de se lancer dans l’aventure de création d’entreprises, à travers l’organisation d’une formation d’entrepreneuriat, au-delà de l’accompagnement théorique. Au-delà de la formation, il faut accompagner les jeunes et leur prouver qu’ils peuvent réussir, le problème réside dans le manque de confiance en soi chez les étudiants. Ces derniers se sentent bien à l’université, mais ils ne franchissent pas le pas pour aller vers les entreprises
Ainsi, il incombe aux établissements d’enseignement et de formation de mettre en place des dispositifs pour rapprocher le monde académique du marché du travail à travers une démarche partenariale avec les acteurs de l’écosystème de l’emploi : autorités publiques, opérateurs privés, acteurs sociaux… Le but étant de créer une passerelle concrète vers l’emploi et de doter les jeunes d’outils complémentaires qui vont renforcer leur employabilité et leur permettre d’intégrer le marché du travail.
Ces besoins constants d’adaptation ne peuvent être pris en charge par la formation de base et la plupart des pays qui réussissent en matière d’adéquation formation/emploi et de lutte contre le chômage ont pris en charge cette phase de transition. Le coût de la non-prise en charge de cette phase est double, pour les entreprises et pour la société. Pour ce faire, les observateurs misent sur le renforcement des liens clés entre les acteurs. Il ambitionne d’être ce carrefour où convergent les informations et les apports de tous les acteurs concernés par l’employabilité des jeunes. Leur argument du changement repose sur l’hypothèse suivante : «le plus puissant moyen de parvenir à un changement systémique est d’agir sur les mentalités». Il s’agit d’influer sur l’état d’esprit des jeunes et des employeurs pour obtenir de meilleurs résultats sur le marché du travail et des transitions réussies pour les jeunes vers le marché de l'emploi.  La problématique de l’adéquation formation/emploi se pose à tous les pays même les plus développés. En effet, l’évolution des modèles économique et sociétal, la transformation des systèmes productifs et le développement technologique font que les besoins en compétences sont devenus assez volatiles ne permettant pas d’anticiper de manière prospective l’offre de formation. Si on ajoute à ce phénomène global les spécificités de notre système éducatif qui peine à réussir les différentes réformes, les moyens de plus en plus limités des pouvoirs publics face à la massification et à la transition démographique, le manque de flexibilité des dispositifs de formation accentué par le manque de lisibilité des besoins en compétences… Autant de facteurs structurels qui font que les décalages entre les profils de sortie et les besoins en compétences sont un gros challenge pour tous les acteurs. Plusieurs initiatives tentent de remédier au manque d’information sur le marché du travail en essayant de développer des outils d’analyse du secteur productif. Je citerai à titre d’exemple la Nomenclature Algérienne des métiers et emplois développée l’Agence Nationale de l’Emploi qui reste à ce jour non exploitée par les employeurs mais aussi par la formation professionnelle et l’université…  L’évolution rapide du marché du travail impose de s’adapter en continu et de considérer le passage de la formation à l’insertion comme une vraie phase de transition qu’il faut accompagner. Ces besoins constants d’adaptation ne peuvent être pris en charge par la formation de base. C’est pour cela que la plupart des pays qui réussissent en matière d’adéquation formation/emploi et de lutte contre le chômage ont pris en charge cette phase de transition. Le coût de la non-prise en charge de cette phase est double. Il est d’abord économique : les besoins en compétences des entreprises et du système productif ne sont pas satisfaits, freinant la productivité du pays et la croissance. Et l’enjeu est bien sûr social : on expose au chômage des jeunes formés à prix élevé en ne les dotant pas des outils complémentaires à leur formation et nécessaires à leur insertion. Sans oublier le manque à gagner salarial et fiscal. La mise en place de contact physique et virtuel, est l’un des moyens (pas le seul) de prendre en charge et de gérer cette phase de transition. Cet effort additionnel d’amélioration de l’employabilité des jeunes formés consiste à offrir des services au sein des centres et à distance. Il s’agit de services d’autodiagnostic et d’orientation, de services de mise en relation avec les employeurs d’information sur le marché du travail et de renforcement des capacités par des actions de formation. Pour réussir, la phase de transition doit être animée en partenariat et de manière très collaborative. Renforcer l’employabilité des jeunes ne peut être fait de manière isolée ou unilatérale. Plusieurs sources d’information doivent alimenter cette phase (milieux de travail, milieux de l’enseignement et de la formation, autorités publiques, associations estudiantines…). Le consensus sur les besoins du marché du travail est nécessaire et on l’atteint par la mise en commun des connaissances de chacun. Les acteurs concernés sont invités à s’impliquer en mode partenarial, car il y va de leur intérêt. Les entreprises auraient accès à des ressources humaines qualifiées et adéquates ; les institutions d’enseignement et de formation amélioreraient l’insertion de leurs lauréats et les autorités publiques verraient la résorption du chômage.  Un dispositif ambitionne d’être ce carrefour où convergent les informations et les apports de tous les acteurs concernés par l’employabilité des jeunes. Notre théorie du changement repose sur l’hypothèse suivante : le plus puissant moyen de parvenir à un changement systémique est d’agir sur les mentalités. Dans ce cas précis, influer sur l’état d’esprit des jeunes et des employeurs est fondamental pour obtenir de meilleurs résultats sur le marché du travail et des transitions réussies pour les jeunes entre la formation et l'emploi. Beaucoup de nos activités se concentrent sur le renforcement des liens clés entre les acteurs pour qu'ils transmettent plus efficacement les informations nécessaires. Cela permet aux jeunes de prendre de meilleures décisions et permet aux universités ou aux institutions de formation professionnelle d'anticiper et de se préparer à l'évolution du marché du travail. La convergence est possible. Il faut y travailler. Il s’agit d'identifier et de soutenir les progrès dans la mise en œuvre de la vision économique nationale et locale, en particulier en ce qui concerne la demande pour les compétences, l'investissement dans le capital humain, et les leviers qui sont utilisés pour améliorer la productivité des travailleurs. Dans la concertation et la mobilisation de tous les acteurs du marché du travail,:
• Développer l’engagement : en encourageant la participation de tous les acteurs dans les activités de projets, la promotion de la transparence, l'amélioration des flux d'information, l’implication et l’engagement de tous vers des objectifs communs ;
• Faciliter des solutions locales : la plupart des projets de développement sont mis en œuvre selon le principe que les défis de développement exigent des solutions localement orientées. C’est au niveau local que l’on identifie le mieux les problèmes et qu’on trouve les meilleures solutions.
• Les partenaires intersectoriels acquièrent une vision commune sur la question de l’employabilité :
en trouvant leur rôle parmi les nombreux acteurs de la question complexe de l'employabilité, ils peuvent déterminer des objectifs qu'ils partagent avec d'autres parties prenantes face à la réalité actuelle dans leur région et décider ce qui doit changer de sorte que l’objectif de la démarche est d’être proche des jeunes et des employeurs, mais aussi des partenaires des secteurs publics et privés  et définir des plans d’action ensemble pour assurer un impact durable.
 

Taoufik Hamiani
Vendredi 23 Mars 2018 - 18:21
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ACTUALITÉ
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