REFLEXION

COMMERCIALISATION DES PLANTES MEDICINALES A MOSTAGANEM : L’association des consommateurs tire la sonnette d'alarme



La commercialisation des  plantes médicinales, relevant du domaine de la phytothérapie, est considérée comme étant «concurrentes à risques», s’impose comme médecine alternative, et semble gagner du terrain au niveau de la wilaya de Mostaganem. A ce propos, l’association   de protection des consommateurs de la wilaya de Mostaganem, a mené des enquêtes sur ce phénomène en question. En effet,  Mostaganem  compte près d’une vingtaine herboristes inscrits au Centre National de Registre de Commerce (CNRC), ayant comme statut «commerçant », dont la majorité sont des personnes physiques et seulement le reste exerces sont des marchands ambulants qui activent  (informel) au niveau des marchés communaux.   Les commerçants de cette activité, actuellement très prisée, sont quasi présents dans la wilaya, autant au niveau de magasins spécialisés que comme marchands ambulants, Cela peut s’expliquer, entre autres, par la présence de marchands et d’exploitants non déclarés. Ces herboristes sont les acteurs les plus proches des consommateurs et des clients. Ils ont le rôle de commerçant, détaillant, intermédiaire, conseillé en médecine traditionnelle et populaire, etc. L’informel est très présent. Dans la plupart des cas, les plantes vendues ne sont pas soumises à des contrôles de qualité. Certaines d’entre elles peuvent être dangereuses même si elles sont d’extraction naturelle, elles peuvent représenter un réel danger pour le patient, car elles peuvent contenir des composants toxiques inconnus par le vendeur et par le patient. Par naïveté, par ignorance ou par calcul commercial, les vendeurs d’herbes médicinales rencontrés, déclarent avoir aidé à guérir certains patients de leurs maladies classées incurables, y compris des maladies telles que le cancer et les maladies neurologiques Ces derniers représentent le maillon fort de la filière des plantes médicinales en Algérie. Face aux difficultés rencontrées, les enquêteurs,  dénoncent le manque d’organisation de la filière : le manque de normes et de directive, le manque d’organisation dans les circuits de commercialisation et dans les collectes des plantes, le manque de fiabilité des informations, l’absence de coopératives et de conseils dans différentes  directions de la wilaya interprofessionnels, où seront rassemblés tous les acteurs qui interviennent dans cette filière, etc. Donc pour toutes ces causes, les enquêtés insistent sur la nécessité d’institutionnaliser l'activité du secteur, en créant au niveau de tous les maillons de la filière, les mécanismes et/ou dispositifs nécessaires pour clarifier les rôles et les responsabilités de chaque intervenant, leurs droits et leurs devoirs.et d’encourager les petites entreprises Artisanales pour la production des produits issus de ces plantes et de profiter de la demande croissante des marchés nationaux.

Réflexion
Dimanche 16 Février 2020 - 15:45
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MOSTAGANEM
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