REFLEXION

CLOTURE DU 7EME FESTIVAL DE ‘’SIDI LAKHDAR BENKHELOUF ‘’ : Une tombée de rideau avec succès !

Hier, vendredi 27 septembre 2019, s’est refermé le rideau du théâtre national « si Benabdelhalim », après trois jours consécutifs et pour la 7ème fois, sur ce festival de la poésie populaire, devenu une institution de culture, d’inspiration Mostaganemoise.



Dans la déclamation poétique, ils se sont succédé tour à tour Hadj Nacer, Nadir Benfodil, Abed Gana (Mostaganem),Lahmer Mohamed et Hamou Beldjilali (Biskra),chacun avec son  style et sa verve  jusqu’à l’envoutement de l’auditoire. Pas rien que ça, le concert de chants  du genre « Bédoui »s’est frayé lui aussi une place puisqu’il est tout simplement une déclinaison singulière du « chi’ir al malhoun » , musicalisé avec deux flûtes et le tempo d’un  « guellal » et là ,ce furent les cheikhs :« Abderrezak el Bousqui » et  le notoire « Bendehiba al Bouguirati » qui ont apporté à cette soirée une touche, frisant quelque peu la nostalgie d’un temps que les moins de 50 ans ne peuvent connaitre. Bien-sûr, le festival « Sidi Lakhdar Benkhelouf » du « Chi’ir al malhoun » ne  pourra jamais se passer du « chant chaâbi », désormais ancré solidement dans la tradition de ce festival. Après une éclipse qui aurait duré un temps, c’est l’interprète Lakhdar Kouroughlou qui a signé son retour avec une belle Qacida  de « Sidi Lakhdar » suivi par Mahfoud Benkhalfa .Ils sont venus de la capitale des « Rostémides » ,Tiaret, Messieurs Abderrahmane Yamouni et Yahia Mohamed Réda, lesquels on fait la démonstration magistrale que cette « chanson Chaâbi » a conquis ses lettres de noblesse et ses fans dans la plupart des régions de l’Algérie.  Bien évidemment, la pré-clôture de cet évènement culturel, par excellence, a été l’interprétation d’un texte du grand poète de Tlemcen Ahmed Bentriki par le plus jeune des Benkrizi, le président et maestro de la célèbre « association » qui entre  les détours d’un M’çadar, B’tayhi et insraf, a transporté la salle du théâtre « Benabdelhalim » qui a fini sous une épaisse clameur de youyous. Ce Festival a été clôturé ce Vendredi avec une autre pléiade d’artistes dans la poésie, le chant « Bédoui » et « Chaâbi »  si ce n’est un petit bémol qui a laissé un arrière goût d’inachevé. En effet, l’absence de l'artiste Hadj Bouferma un des descendants de « Sidi Lakhdar Ben Khlouf » et du Professeur, Abdelkader Ghellamallah , n’est pas passée inaperçue,  par beaucoup. Sinon, hommages rendus à l’orchestre, dirigé par le maestro, magicien du « Naï », Amine cheikh et à l’animateur  de la chaine nationale. Bien que la conjoncture soit très difficile, pour la trentaine  de festivals qui restent, signalons que le Fondateur et Commissaire de ce Festival, M. Abdelkader Bendamache , personnalité nationale dans la promotion de la Culture, a récolté  du  respect et de la considération, pour  son travail acharné  dans  les éditions  littéraires et  les festivals ,consacrés à la poésie du terroir.

Younes Zahachi
Vendredi 27 Septembre 2019 - 18:21
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MOSTAGANEM
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