REFLEXION

CITE EMIR ABDELKADER (ARZEW) : Une bibliothèque sans internet, ni chauffage

Bien que la bibliothèque de lecture publique soit un point de chute privilégié pour les lycéens, les collégiens mais aussi les écoliers, l’établissement manque toutefois des commodités les plus élémentaires. «Nous accueillons des élèves de tous les paliers, notamment ceux de la ville car la bibliothèque se trouve à quelques centaines de mètres du CEM de la cité des 3000 logements ex les plateaux d'Arzew. D’ailleurs, nous avons même laissé les adhésions ouvertes durant toute l’année. C’est un espace qui ne désemplit pas en cette période de compositions trimestrielles», a indiqué un agent affecté à cette structure.



Néanmoins, ce dernier a ajouté qu’elle manque de commodités : «Certes, nous avons une salle informatique de plusieurs micro-ordinateurs mais ces derniers sont recouverts de poussière. Ils ne servent à rien puisqu’il n’y a pas d’internet. Depuis que le modem a disparu, il n’a pas été remplacé. Pourtant, il est indispensable pour les élèves qui l’utilisent afin de préparer leurs exposés. En plus de cela, elle n’est pas équipée de chauffage. Quand il fait froid, on recourt aux climatiseurs mais ce n’est pas commode.» D’ailleurs, le chargé de cette bibliothèque avait, à maintes fois, signalé ces manques, en vain. En outre, il est à signaler que seulement trois agents y sont affectés. «C’est insuffisant, car il faut non seulement aider les élèves à chercher les livres dont ils ont besoin mais les surveiller aussi quand ils sont en salle. On doit être au four et au moulin», a confié l’un deux. Même les personnes âgées souhaitent que cette bibliothèque ait toutes les commodités nécessaires à son bon fonctionnement et soit renforcée en ouvrages. «Elle n’est pas vraiment fournie comme il se doit, notamment en ouvrages pour notre catégorie d’âge. Nous souhaitons que les centaines de livres qui moisissent dans d'autres salles des maisons de jeunes, soient transférées vers cette bibliothèque. Ce sont des ouvrages d’une valeur inestimable non exploités et qui risquent de se détériorer au fil des ans», a suggéré un enseignant en retraite, qui espère que son appel soit entendu, d’autant plus qu’il n’y a aucun autre espace de ce genre dans la ville.  Cela étant, il faudrait quand même consacrer énormément de moyens à ces structures réalisées à coup de millions de centimes, au moment où les élèves, tous paliers confondus, sont contraints de suivre des cours de soutien dans des garages, se plaint-on. Pourquoi ne pas les ouvrir à des professeurs bénévoles qui souhaiteraient aider les élèves des couches défavorisées ?, a-t-on suggéré.

Medjadji H.
Lundi 16 Décembre 2019 - 14:44
Lu 244 fois
Oran
               Partager Partager

Oran






Edition du 01-10-2020.pdf
3.41 Mo - 30/09/2020





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+