REFLEXION

CES MILLIARDS INJECTES DANS DES PROJETS DE LUXE A MOSTAGANEM : C’est notre argent que vous dépensez… !



Les citoyens se sentent concernés, non pas par l’énorme cagnotte de milliards attribués par l’Etat pour financer les projets de développement, mais par le mystère qui entoure toujours la gestion de ses projets attribués souvent en incognito ou sans réflexion préalable qui mènent généralement au gaspillage de l’argent et la perte du temps.
 Alors, que ces gestionnaires devront se soumettre au Quinquennal 2014-2018, qui s’articule autour des engagements pris par le Président de la République, et qui favorisent les secteurs du logement, la santé, l’eau et l’énergie, pour subvenir aux besoins de l’Algérie profonde, ils continuent à financer des projets luxueux au détriment de la misère des douars.   
La mise en jeu de cette cagnotte fait saliver les entrepreneurs et pseudo-investisseurs à la recherche de marchés juteux prêts à actionner la pompe de 10% au profit des maitres d’ouvrage, pourvu qu’il y ait de l’argent à prendre.
Quitte aussi à lancer des projets sans études et sans se référer aux besoins de la population, décider des projets sans impact socio-économique visible, comme les milliards jetés dans des lampes ‘’LED’’, et les milliards pour réaliser des kilomètres de trottoirs, refaire des escaliers neufs de l’esplanade de la mairie, planter des fleurs pour des centaines de millions en plein hiver ou refaire le bitumage d’une ruelle flambant neuf.   
Peu importe si cela engendre des réévaluations par la suite et, de surcroît, le gaspillage de précieuses ressources financières, du moment qu’ils ne sont pas comptables devant la population.
S’ils ont besoin d’argent pour continuer à engraisser leurs clientèles, certains maires ou directeurs n’ont pas besoin de techniciens ou d’énarques à leurs côtés, juste d’exécutants à l’image des courtisans et autres approbateurs pour composer leur administration.
Il n’a aucune ambition, ni vision stratégique, ni un programme qui nécessite l’implication de la société civile dans la gestion des affaires de la ville.
 Ainsi, l’on se trouve aujourd’hui face à des retards dans des projets phares, inscrits précédemment, comme celui de l’hôpital de Kharrouba qui traine depuis une décennie, le CAC qui continue d’allonger le malheur des cancéreux , l’aérogare qui n’est pas encore sorti de l’auberge, et le fameux projet du tramway , ce cauchemar qui hante le quotidien des mostaganemois.
Ces projets que les pouvoirs publics tablent sur leur concrétisation, pour sortir Mostaganem de son isolement et qui s’annoncent comme étant des projets incontournables pour la conception d’une nouvelle Mostaganem qui convoite une place digne, au rang des villes les plus développées du pays.
Ces responsables peuvent toujours nous parler des nouveaux projets de l’hydraulique, de l’électricité ou des stades au gazon en caoutchouc et continuer à “distribuer” de l’argent, tandis que la population des douars souffrent depuis des décennies du manque de gaz de ville, d’eau potable, et d’éclairage publique , alors qu’ils veulent nous donner l’impression que tout va bien !

 

Belkacem
Dimanche 24 Juin 2018 - 19:47
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