REFLEXION

CAP FALCON (ORAN) : Les familles sinistrées bloquent la route des andalouses

Les familles sinistrées qui sont recasées dans les centres de vacances en compagnie de ceux qui occupent des bidonvilles des villages sis de Cap Falcon dans la commune de Ain Turk, ont bloqué la route nationale des andalouses, par la pose de pierres et pneus durant toute la journée du vendredi pour réclamer leur relogement.



Ils étaient une centaine de citoyens à être venus tôt la matinée pour exprimer leur colère et leur indignation. Des familles qui vivent dans des conditions lamentables suite à la dégradation avancée de leurs chalets et baraques en zing, implantés au lendemain des inondations qu'à connu cette cité balnéaire à grande agglomérations. Ils ont demandé l'intervention du wali pour libérer la route «Nous avons été abandonnés. Aucun responsable ne nous a rendu visite ou parlé au moins de notre cas et notre situation», s’insurge un manifestant. «Nous sommes délaissés, aucun programme destiné à notre relogement n’est inscrit, hormis  celui des 350 logements à Ain Turck, à l’arrêt depuis plusieurs années», lance un autre protestataire. Le site est situé au bord de la mer du village Cap  Falcon, qui est très fréquenté  surtout en ce début de saison estivale, est abandonné  au sort, en raison de la dégradation du réseau routier.  Durant toute la journée d’hier, les protestataires ont campé sur leurs positions faisant face au dispositif important des forces anti-émeutes,  déployé sur les lieux, surtout pour prévenir tout incident. Mais fort heureusement la protestation se déroulait dans le calme et le respect entre les deux parties présentes. Jusqu’à 20h30, hier, la situation est demeurée la même, et le vice-président de l’association est revenu pour leur confirmer qu’ils n’ont reçu aucun signe positif des autorités. Entre-temps, des citoyens des quartiers touchés par le blocus  ont appelé les autorités locales pour leur décrire les difficultés qu’ils endurent pour rejoindre leurs lieux de travail, leurs demeures, de parcourir de longues distances à pied pour s’approvisionner en gaz butane par manque de transport des écoliers et autres absences de couverture sanitaire etc.

Habib Medjadji
Samedi 29 Juin 2019 - 18:45
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Oran
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