REFLEXION

C’est dans la rue que ça se passe…



Depuis que le monde est monde, les populations à travers toute la planète manifestent et expriment leur joie, leur mécontentement, leur ras le bol, leur chagrin dans la rue...
C’est également au niveau de cette dernière que ça se passe, quand le citoyen milite pour sa cause, que le travailleur revendique ses droits sociaux, que le sans abri demande un toit, que le mendiant demande la charité, que l’incivisme a élu domicile en prenant de l’ampleur….que le trottoir est squatté…  C’est toujours elle  qui sert de  dortoir à ciel ouvert pour le SDF qui a faim le jour et a froid la nuit en hiver.
C’est dans la rue algérienne que les mouvements du  ‘’ Hirak’’ des vendredis se succèdent et les marches se prolongent avec civisme en toute démocratie.
C’est aussi au niveau de cette dernière, qui porte les noms des martyrs de la révolution, que les algériens ont manifesté à travers tout le pays en décembre 1960 et également en d’autres dates historiques marquantes comme le 17 octobre 1961…, contre l’oppresseur et colonialisme français….
La rue  algérienne a toujours parlé, quand des mobilisations de solidarité et de soutien avec les  populations opprimées d’autres régions et pays ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes…
La rue française, elle non plus n’est pas épargnée, elle fait parler d’elle au moment où  les gilets jaunes l’investissent pour manifester et faire valoir leurs droits…
La rue qui a été toujours le symbole de la vie urbaine, citadine, des groupements populaires, de l’animation culturelle, des quartiers, des cités  et faubourgs, est le lieu privilégié où s'expriment la joie, la gaieté, la colère du peuple, du mécontentement ou peut-être de l’indignation…
On dit aussi de la rue qu’elle parle, qu’elle murmure, qu’elle respire, qu’elle s’exprime, qu’elle s’asphyxie, …., quand des grévistes et/ou autres personnes se sentant lésés brulent des pneus pour marquer leur présence, dressent des obstacles conçus avec des blocs de pierre ou autres matières dures pour manifester et obstruer les passages afin de gêner la circulation et  perturber le quotidien des citadins.
La rue aussi parle quand des barricades improvisées sont installées pour empêcher la montée du coût des produits alimentaires…, et autres revendications sociales….
De tous temps, c’est toujours la rue qui parle.   

 

B. Adda
Lundi 1 Avril 2019 - 18:28
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Edito
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