REFLEXION

Allons-nous revivre le 05 Juillet 1962 ?



Le pouvoir intérimaire représenté par le nouveau chef de l’Etat Abdelkader Bensalah, successeur à Abdelaziz Bouteflika a dit son dernier mot il y a moins d’une semaine : l’élection présidentielle aura bien lieu le 4 juillet prochain. Face à la décision du nouveau chef de l’Etat, la rue maintient la protestation en rejetant toute proposition émanant du pouvoir. De plus, le peuple estime que les lois ainsi que les institutions de l’Etat ne sont pas crédibles et ne garantissent guère une présidentielle transparente. De son côté, l’armée a déclaré qu’elle ne sortira pas du cadre de la loi fondamentale et l’organisation de ces élections dans un délai de trois mois, comme le prévoit la Constitution algérienne, permettra de garantir la continuité des institutions et la stabilité de l’Etat. Ainsi, l’institution militaire n’a pas caché son alignement avec le peuple et elle accompagnera cette phase sensible de transition avec beaucoup de responsabilité et de rigueur et veillera de ne laisser aucune intervention malveillante de toucher à la stabilité de l’Algérie, comme l’a déclaré le chef d’état-major, le général de corps d’armée Ahmed Gaid Salah.  Quels sont les enjeux de ce scrutin que la rue refuse formellement ?  Il est bien évident que l’organisation d’une élection présidentielle nécessite dans la situation actuelle, une accélération du processus organisationnel. Il faudra tout d’abord revoir le code électoral et la mise en place d’une « instance souveraine » qui organisera les élections, ensuite désigner à sa tête une personnalité nationale qui fera l’unanimité de tous les Algériens. Si cette première étape est validée et toléré par le peuple, les yeux de ce dernier vont s’orienter vers les prétendants potentiels qui se présenteront à cette présidentielle. Une chose est sure, tous les candidats proposés par les partis politiques attribués à l’alliance ou bien à l’opposition seront rejetés catégoriquement par le peuple qui a perdu toute confiance aux pratiques politiques et le travail de ces partis. Le boycott massif du scrutin est sans doute inéluctable et peut dégénérer vers une situation insurrectionnelle qui poussera la population à empêcher le bon déroulement des meetings puis celui du vote le jour de l’élection. Cet épisode très probable, emmènera le pays vers une situation d’instabilité, exigeant impérativement l’installation d’état de siège. C’est le moment propice au peuple de comprendre la difficulté de la situation actuelle et de faire face aux différents dangers qui le guettent. Il est temps de mettre de côté toutes les divergences et les rancunes qui ne font que diviser le peuple. Enfin, il est grand temps de comprendre que le passage aux élections prévues le 04 Juillet prochain, permettra de dégager une personnalité légitime, une autorité légitime et de nouvelles institutions légitimes, et le blocage irraisonnable de cette procédure entrainera l’Algérie vers un avenir incertain.

Abdenour Benguendouz
Vendredi 19 Avril 2019 - 18:17
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Edito
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