REFLEXION

AVEC OU SANS PAPIER : Le journalisme n’est pas mort !

L’émergence d’une nouvelle génération de sites Web a contribué à fonder de nouveaux espaces de la communication et a donné naissance au journalisme participatif et citoyen sur Internet. Aujourd’hui, avec l’accroissement des journaux en ligne ouverts aux citoyens, tout le monde peut devenir journaliste. Avec ou sans papier, le journalisme n’est pas mort ! Mais si l’on veut assurer sa survie, il convient de valoriser l’information et d’engager une réflexion sur le rôle civique de la presse à l’heure de la mondialisation. La société n'a pas besoin de journaux, ce dont nous avons besoin, c'est du journalisme.



La révolution numérique a créé de nombreux changements dans la structure des médias et le comportement des lecteurs. De plus en plus de sites journalistiques sont visités, ce qui donne naissance à une écriture nouvelle. On devrait pourtant comprendre cette situation comme une reconversion et non une disparition.  Si la première expérience significative journalisme en ligne revient à la Corée du Sud, le 22 février 2000, souvent qualifié de précurseur du journalisme citoyen sur Internet, suivit par l’expérience française en 2005, en Algérie l’expérience du journalisme web a vu le jour en 2007 avec le lancement du journal électronique TSA. Et aujourd’hui, avec l'émergence des réseaux sociaux et la prolifération des pages facebook, presque la moitié des internautes algériens sont devenus des amateurs journalistes et reporters. Parfois même ils devancent en information les journaux.

Journalisme participatif et citoyen sur le Web
Le journalisme participatif est défini comme l’action de citoyens « jouant un rôle actif dans les processus de collecte, repor¬tage, analyse et dissémination de l’information d’actualité ». L’objectif assi-gné à cette participation est des plus louables : « fournir les informations indépendantes, fiables, précises, diverses et appropriées, nécessaires à une démocratie ». Les discours accompagnant le développe¬ment de ces nouvelles pratiques informationnelles n’ont pas manqué, tour à tour alternatifs : Ne haïssez pas les médias, devenez un média. Rêveurs « tous journalistes ! ».
 Le spectre d’un monde sans journaliste »…). Ils tra¬duisent une prise de position critique des médias participatifs à l’égard des médias de masse qui ne détiennent plus le monopole de la production de l’information, appelant ainsi à l’expression citoyenne dans un souci de libéralisation de la pa¬role profane dans l’espace public. En sens inverse, on constate souvent une certaine méfiance, voire hostilité, des professionnels des entreprises de presse à l’égard de ces discours et pratiques. Des transitions ont été notables, inscrivant ce phénomène récent dans une relation à double sens : du journaliste citoyen, dont l’exercice est la manifestation d’une responsabilité civique, vers le citoyen journaliste, dont les pratiques sont de plus en plus encadrées (chartes éditoriales, comi¬tés de rédaction…), les informations et contenus coproduits. Ainsi, ce nouveau journalisme, s’articule alors autour d’un double principe : la mixité entre professionnels et amateurs, dite « pro/amateur ».

Journalisme : Est-il temps de jeter le papier ?
Pour sauver ce qui reste du journal papier, les éditeurs de presse placent leurs espoirs sur le Web.
Des centaines de journaux et de magazines de tous les pays ont investi dans la création de versions multimédias spécialement adaptées à cet outil. Plus encore, des journaux conçus exclusivement pour l’iPad sont apparus, à l’exemple du journal américain ‘’ The Daily’’ lancé début 2011. L’abonnement coûte 40 dollars par an. Le seuil de rentabilité se situe à 500 000 exemplaires vendus.
Aujourd’hui, tout le monde peut devenir journaliste. Le développement des journaux en ligne a ouvert la porte au journalisme citoyen. Autrement dit, ce ne sont plus seulement les professionnels qui écrivent des articles accessibles au grand public. Cette nouvelle forme de journalisme a lentement émergé suite à un sentiment d’insatisfaction par rapport au ‘’journalisme mainstream’’, qui propose une information perçue comme rapide et incomplète. Le journalisme citoyen permettrait aussi à des spécialistes de donner leur analyse sur un évènement ou un thème qu’ils maitrisent. Mais qu’en est-il du journalisme professionnel ? Un mur est-il réellement en train de se créer entre ces deux manières de traiter l’information ? Non, car la force du journalisme citoyen et du journalisme professionnel réside dans leur complémentarité. En effet, il ne faut pas oublier que même le journalisme professionnel conserve, une responsabilité citoyenne et une légitimité démocratique.

Quand gratuité rime avec infobésité
S’occuper durant les long trajets en métro ou en avion en lisant la presse distribuée gratuitement est devenu le quotidien de plusieurs d'entre nous. Certains considèrent cette nouvelle formule comme un moyen de s'informer tous les jours. Mais qu'appellent-ils « s'informer » ? Mais sans ces pages surchargées de publicités cette presse gratuite n'existe pas. La publicité cherche à toucher le plus de personnes. Si la presse gratuite permet une très rapide connaissance de l'actualité, elle n'est pas sur le point de nous apprendre quelque chose. Elle restera donc une occupation dans notre quotidien.
Le journalisme a été dans le début vu comme le chien de garde de la démocratie. Son but ? Ne laisser aucun pouvoir s'approprier cet outil démocratique. Mais au fil des siècles, de l'histoire et des dictatures, les citoyens ont perdu confiance dans le journalisme. Une presse qui a pour seuls détenteurs des journalistes. Businessman et grandes fortunes sont à la tête des groupes de presse. Comment défendre des valeurs démocratiques alors que la liberté d'expression a une limite ; les intérêts de ces patrons. Les médias, qu'on appelait le 4e pouvoir, ne peuvent prétendre l'être avec des intérêts autres que démocratiques.

 

Belkacem
Mercredi 2 Mai 2018 - 17:50
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