REFLEXION

AIN EL TURCK (ORAN) : La société civile se dresse contre la prostitution

La société civile s'attaque aux fléaux de la prostitution dans les places publiques, plusieurs membres de la société civile en compagnie des résidents de la ville d’Ain El Turck montent au créneau pour combattre le fléau de la prostitution qui gagne du terrain dans les places publiques.



Les familles notables de la ville côtière et touristique d’Ain El Turck en compagnie des membres de la société civile se sont organisés pour faire face aux fléaux de la prostitution des filles de mœurs légères qui occupent chaque soir après le ftour la place publique du 20 août du chef lieu de la daïra d’ Ain El Turck, ainsi que la grande rue du moudjahid pour exercer ce vieux  métier du monde de la prostitution. Ainsi, pour mettre un terme à ce commerce du sexe qui vient de prendre de l'ampleur dans cette côte balnéaire.  Les membres de la société civile ont confectionnés  tout un imprimé, et ont signé une pétition collective des résidents et membres de la société civile pour mettre un terme à  ces rendez-vous nocturnes des jeunes prostituées qui ont choisis ces lieux publics pour s'adonner  à cette activité de la prostitution et du gain facile à la grande place du 20 Août du centre ville en présence des familles notables et au su et au vu de tout le monde. Les signataires de la pétition dont une copie nous a été transmise sont déterminés pour déposer une plainte officielle contre ce fléau de la prostitution qui vient de prendre de l'ampleur dans les places publiques. Ce réseau versé « dans le commerce de la chair » s’avère être le troisième du genre, anéanti en l’espace de quelques jours, à se fier aux informations recueillies. Ces jeunes filles issues des familles déshérités dont la majorité  sont âgées entre 20 et 32 ans,  issues des villes avoisinantes mais surtout de l’algérois qui ont besoin d’un traitement et pas de prison et arrestation. Les affaires de mœurs, comme la prostitution ne datent pas d’hier, aussi bien à Oran que dans le reste de l’Algérie, pour ne pas dire  le reste du monde ; les causes sont multiples, et sociologiquement déterminées ; on peut citer entre autres la pauvreté, la promiscuité, la déliquescence de l’autorité, le relâchement de la cellule familiale, sans parler des causes psychologiques au niveau individuel. Ceci étant, il ne s’agit pas de se dérober derrière des mots pour ne pas cibler de potentielles solutions. Car après tout nous sommes dans un contexte, où la religion musulmane  est censée délimiter notre champ d’action en ce qui concerne la moralité ; mais en réalité, la base sociologique de la société algérienne est confuse ; les débits de boissons alcoolisées ne sont pas visibles, mais sont autorisés ; quand on voit les dégâts que peut causer l’alcool dans le tissu familial et social, on ne peut que s’attendre à voir le phénomène de la prostitution comme corollaire inévitable, mais non spécifique. La corruption, (...) L’élimination et l’humiliation de l’autre sont le lot quotidien en Algérie. J’aurai préféré que ces services de sécurité s’attaqueraient aux biens mal acquis avec comme slogan « min ayna laka hada ». Chez nous, on sait interdire et punir, on ne connaît pas les alternatives.

Medjadji Habib
Samedi 25 Mai 2019 - 18:26
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Oran
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