REFLEXION

AIN EL TURCK (ORAN) : Forte tension sur le lait pasteurisé en sachet

Devant l'absence de contrôle des éléments de la DCP de la daïra d’Ain El Turck, qui tournent le dos à cette importante municipalité balnéaire de l'ouest du pays, il est devenu difficile aux ménages, à travers l'importante cité ‘’Akid Lotfi’’ (ex Bouisville) entre autres, de se permettre aisément un sachet de lait car ce produit de première nécessité, devenu si rare.



Ce produit si vital pour les bas revenus est presque introuvable auprès  des supérettes et autres commerces de l’alimentation générale, pire encore les commerces des fruits et légumes imposent leurs lois avec des prix trop exagérés et activent sans registre du commerce et qui dit mieux. La commune  d’Ain El Turck est alimentée de façon drastique à raison de deux à trois fois maximum par semaine par les distributeurs agréés par les laiteries de la région. Du coup, une tension palpable s’est fortement installée dans la durée sur cette denrée de large consommation, laissant les chefs de famille dans le désarroi, surtout ceux ayant des revenus modestes, ne sachant plus quoi faire pour remédier à cette situation. ‘’Avec mon maigre salaire, je ne peux pas me permettre régulièrement le lait en poudre, lequel reste cher. Le lait en sachet qui sied à mon salaire, toutefois, il est rare sur les étals ce qui n’est pas fait pour arranger les choses’’, se lamente un père de famille ouvrier de son état. L’approvisionnement en ce produit de large consommation se fait, ainsi, de façon drastique et les ménages au niveau des 04 communes que compte cette daïra se voient, la majeure partie du temps, obligés de parcourir de longues distances afin de chercher le « fameux » sachet de lait. Et c’est souvent à Bouisville, voire même à Mers El Kebir, que les chefs de famille peuvent s’approvisionner par quelques sachets, mais cela au terme de longues et harassantes files d’attente. Interrogé sur ce problème, un épicier du chef-lieu de Mers El Kebir dira : ‘’La distribution du lait en sachet connaît une certaine perturbation. Les distributeurs ne nous approvisionnent pas régulièrement, ce qui fait que ce produit alimentaire de base soit rare chez nous». Dans la plupart des épiceries, les commerçants distribuent deux sachets de lait par client, et ce pour «satisfaire la demande», arguent-ils. La vente de ce produit ne se fait pas toujours dans de bonnes conditions, car il arrive que les clients se ruent sur les points de vente dès qu’un livreur de lait pointe avec son camion-frigo, s’ensuit alors un véritable charivari où les consommateurs s’agglutinent dans l’anarchie devant les commerces, non sans jouer des coudes dans un brouhaha indescriptible.

Medjadji Habib
Mardi 5 Mars 2019 - 17:19
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Oran
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