REFLEXION

AFFAIRE DU DETOURNEMENT DE 20 MILLIARDS DE CTS : 7 ans de prison requis contre l’ex-maire d’Arzew

Une peine de 07 ans de prison ferme a été requise avant-hier par le procureur de la République près le tribunal de la cité Djamel contre l’ancien maire d’Arzew , le dénommé AM et 14 autres accusés poursuivis dans une affaire notamment de dilapidation de deniers publics et abus de fonction après leur comparution devant la justice. Parmi les accusés, figuraient deux membres élus de la Commission des marchés.



En effet, un entrepreneur et deux propriétaires de bureaux d’étude ont été poursuivis également pour obtention de privilèges non méritées. La genèse de l’affaire remonte au mois de décembre 2013, suite à l’ouverture d’une enquête concernant 3 marchés douteux dont le projet d’aménagement du Front de mer d’Arzew pour une enveloppe financière de 14 milliards de centimes avec des avenants et deux projets d'éclairage public défectueux et bâclés au niveau des deux plus grandes cités d'Arzew notamment la cité des 3000 logements Émir Abdelkader où les travaux n'ont pas dépassé les 30% et Ahmed Zabana pour des montants exorbitants allant de 06  milliards de centimes environ chacun pour un total de plus de 20 milliards de centimes. Après l’enquête menée par les éléments de gendarmerie nationale. 14 accusés ainsi que l’ancien maire ont été accusés dans ce dossier, ils ont comparu hier devant le tribunal. Les 3 membres de la commission d’évaluation des offres ont expliqué que leur travail consistait à vérifier si les dossiers des offres respectaient le code des marchés publics. Pour les membres de la commission, les entrepreneurs qui ont décroché les projets ont respecté les conditions. Dans le même sillage, les propriétaires des bureaux d’étude ont soulevé le problème du non- paiement de leurs créances. L’ancien maire a expliqué que le premier bureau d’étude a été changé comme il ne s’est pas rapproché de la commune pour suivre le projet de l’aménagement du front de mer. Notons que l’étude initiale du projet a disparu du dossier de l’offre, le maire a affirmé devant le tribunal, que des inconnus de l’intérieur de la commune sont derrière cette disparition pour l’impliquer volontairement dans cette affaire. Il a dans ce cadre affirmé avoir déposé une plainte devant les services de sécurité. Concernant l’un des projets relatif à l’éclairage public, l’ancien maire a porté la responsabilité sur l’un des ingénieurs installé par son prédécesseur. La défense des accusés a plaidé le fait que ces derniers, ne devaient pas être poursuivis pour le même chef d’accusation en affirmant qu’une expertise est nécessaire avant de trancher dans ce genre. L’affaire a été mise en délibéré pour le 05 janvier 2021.

Medjadji Habib
Mercredi 30 Décembre 2020 - 14:50
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Oran
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