REFLEXION

ABATTAGE SAUVAGE DE PALMIERS SUR LA VOIE EXPRESS DE SAYADA : Double crime, écologique et financier

Comment peut-on planter des arbres du sud par excellence comme les palmiers d’ornement au coût fortement cher et en devises, -s’il vous plait-, dans une région aussi humide que Mostaganem, et encore à la lisière, entre deux voies express d’une terre goudronnée, comme à Sayada, pour les abattre après un laps de temps ; n’était-ce un absolu je-m’en-foutisme en matière de gestion du soi-disant plan de verdure ?



Ce manque de vision qui, il y a deux ans, a noirci l’actualité à Mostaganem et bien d’autres régions à l’exemple de la wilaya d’Oran, est l’on ne peut plus clair, l’affirmation d’une gestion qui ne se dérange plus à jeter l’argent du contribuable par les fenêtres. Car, d’abord, un grand nombre de ces palmiers n’a pu vivre. Le cas de dizaines sur l’esplanade de front de mer à La Salamandre, entre autres palmiers implantés çà et là à travers la ville et sa périphérie notamment. Or, comme si ce crime ne suffisait pas, les riverains de la voie express menant à la petite ville de Sayada, se sont levés hier sur une nouvelle entorse à la nature, de par ces bulldozers appelés à effectuer l’arrachage pur et simple de dizaines de palmiers. Le hic, est que beaucoup de palmiers abattus, tenaient bon, en dépit de leur nouveau climat, et disposaient de feuilles carrément vertes. La preuve d’un arrachage sauvage qui ne dit pas son nom, décidé l’on ne sait pour quelle farfelue raison, par la commune de Sayada.   Un connaisseur en agronomie, le cœur meurtri devant cet énième crime écologique, avance « qu’il est vrai que le protocole technique lors de l’implantation de la majorité de ces palmiers n’a pas été respecté. Il consiste à tenir compte des spécificités biologiques de l’arbre à planter. Le cas des palmiers devait voir ses planteurs confectionner des trous adéquats et assez profonds d’une structure meuble et riche pour permettre à cet arbre, connu pour être gourmant en eau et en éléments fertilisants, afin de pouvoir développer un système radiculaire lui permettant d’une part, supporter la masse de l’arbre et de deux, développer son pouvoir d’absorption d’eau depuis les profondeurs. Il est dit que le palmier est un arbre qui vit en ayant ‘’la tête au soleil et les pieds dans l’eau’’ ; son milieu naturel étant connu un sol sableux ». Mais delà à voir des palmiers de cette taille majestueuse, faire les frais d’un abattage qui du moins reste sauvage, c’est à se poser mille et une questions. Qui a pris pareille décision ? Et pour quelle raison ? Et est-ce que l’abattage d’arbres ayant couté une assez conséquente enveloppe financière d’abord à la Commune et en dernier ressort au citoyen contribuable, n’est autre semblable qu’à un crime de chat écrasé ? Chose est sûre, la gestion opaque de pas mal de projets, ne répond aujourd’hui ni aux lois de la République, et encore moins à ce citoyen, bon gré mal gré son statut de contribuable, demeure le dernier souci, pour ne pas dire le dindon de la farce !  

Ilies Benabdeslam
Samedi 27 Janvier 2018 - 17:25
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MOSTAGANEM
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