REFLEXION

A L’EFFET DU RUSH ESTIVAL A MOSTAGANEM : Le plan de circulation au bord de l’asphyxie !

Embrayer, passer la première, rouler quelques mètres, un ou deux, pas plus, puis embrayer de nouveau pour passer au point mort, avant de passer la première au bout d’une longue attente et ainsi de suite durant une ou deux heures, rien que pour rouler quelques centaines de mètres, comme à l’entrée de Mostaganem au niveau de la route contournant l’université de Kharrouba bien avant de plonger dans l’autre circulation de la ville et son centre : c’est ce que l’on appelle un plan de circulation au bord de l’asphyxie !



« C’est la thrombose complète » ! S’exclame un automobiliste à travers le carreau, peut être un médecin, venant en sens inverse, pour comparer la circulation routière à la circulation de sang lorsqu’un caillot se forme dans un vaisseau pour l’obstruer. Une heure après, vers les 21h, en ce mercredi juilletiste, les véhicules venant de la corniche Est n’avaient pas encore atteint le rond-point desservant la voix express périphérique. C’est à peine le tiers qui est roulé une fois à hauteur de l’entrée de la cité des 600 logements. A l’effet des 30° Celsius nocturnes conjugués à l’humidité, à la pollution des tuyaux d’échappement, à la poussière et notamment les pestilentes odeurs nauséabondes des ordures ménagères que madame la commune jette en face le rectorat de l’université, plusieurs automobilistes ne supportant ou dépourvus de climatiseurs, préfèrent se rabattre sur ladite cité en vue de gagner la voix express passant par Mostaland.
"Couteau sous la gorge"
Mais au bout de la cité 600, des agents de police sont en faction pour réguler cette autre voie desservant le fameux Mostaland et le rond du port et qui n’a d’express que de nom. Ils obligent tout le monde à prendre la droite, c’est-à-dire allez de nouveau au rondpoint de la faculté de Kharouba pour reprendre l’évitement. Plan lequel ne manque pas de causer d’infinis quiproquos avec les policiers. "Les autorités souffrent d'un manque de vue globale sur la mobilité", commente sur place une automobiliste accompagnée de ses jeunes enfants, soulignant que "ce n'est pas une bonne idée de forcer un changement de comportement dans les modes de déplacement en mettant le couteau sous la gorge des usagers ! Comment se fait-il que l’on m’oblige moi résidente de ce quartier à aller faire quelques 6 kilomètres dans ce pareil cafouillage de trafic alors que le restaurant vers lequel je vais n’est qu’à 1,5 km ? " Rare les voitures qui ont pu gagner l’assentiment des agents pour tourner à gauche. Une voie express qui longe Mostaland récemment ouvert, alors que les collectivités n’ont même pas daigné lever les obstacles et autres bordures en béton qui gênent tant le trafic au su et au vu des beaux parleurs.  
Une heure pour passer le port !
En continuant vers l’ouest de la ville, le port de commerce qui abrite désormais la gare maritime pour le bonheur de pas mal de citoyens n’étant plus dans l’obligation d’embarquer ou de débarquer via Oran, ne manque plus lui aussi d’ajouter de son sel à la congestion de la circulation routière. Dans les deux sens, la confusion est à son apogée matin et soir et les files de voitures sont plus nombreuses que les lignes de marquage sur la route. Ajoutons à cela les voyageurs sortants au lieu de les rabattre sur l’autre sortie du côté de la douane, les automobilistes qui s’y garent sur le côté pour prendre photos sur la gare ou faire des adieux aux proches, plus les vendeurs de poissons sur la chaussée, l’autre poissonnier qui s’accapare le trottoir et même un deux mètres de la voie, outre le bazar de vieilles voitures importées par les nababs Sahraouis pour les vendre à la sortie de l’établissement portuaire. De quoi perdre une heure d’attente et surtout beaucoup de cheveux à s’arracher devant une telle gestion tiers-mondiste ! D’autant que les points noirs cités sont loin d’être les seules incohérences d’un plan de circulation obsolète de par  sa gestion et son manque de modernité au bout de 50 ans d’indépendance n’ayant même pas permis à Mostaganem de bénéficier d’une véritable autoroute périphérique ou d’un viaduc, à l’exception de ronds-points ne correspondant même pas aux normes.   

 

Ilies Benabdeslam
Vendredi 11 Août 2017 - 17:58
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