REFLEXION

A CAUSE D’UNE RUMEUR, DES LYCEENS MANIFESTENT A BEJAIA ET BOUIRA : Qui cherche à déstabiliser la Kabylie ?



La rumeur sur le rejet par l’Assemblée populaire nationale (APN) d’un projet de loi visant à financer l’extension de tamazight dans le pays a produit un mouvement de contestation des lycéens et étudiants en Kabylie qui se propage et bénéficierait, même parfois, du soutien d’élus locaux. Malgré le démenti des forces politiques présentes à l’APN, on parle de marches de lycéens à Bejaia, Bouira et Tizi-Ouzou. Selon Si El-Hachemi Assad, qui s’exprimait à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne,  ‘’affirmer que rien n’a été fait depuis l’officialisation de Tamazight relève de la manipulation’’. Ces propos émanent du secrétaire général du Haut Conseil à l’Amazighité, relève que ‘’beaucoup de choses’’ sont en train d’être réalisées au sein des institutions de la République, pour asseoir un « avenir florissant » à cette langue. L’agitation contraste avec le «calme plat» apparent dans d’autres régions du pays où les populations sont moins vulnérables à ce genre de provocation. Ce qui amène les observateurs qui ont une bonne connaissance de la Kabylie et de l’agitation qui la secoue, pour une raison ou une autre, quasiment en permanence, à estimer que ce qui se passe actuellement n’est pas «innocent». Ils posent la question de savoir pourquoi «on» cherche à déstabiliser la Kabylie et pensent qu’à travers cette région, c’est, en fait, toute l’Algérie qui est visée, en actionnant la provocation qui fait mouche à tous les coups, celle d’une prétendue attaque contre tamazight. Et surtout, ils s’interrogent : qui veut rééditer le «printemps noir» en Kabylie ? Critiquant la loi d’orientation de 2008 édictant que Tamazight doit être exprimée comme seule « demande sociale », le SG du HCA la juge en contradiction avec la Constitution laquelle, souligne-t-il, le considère, désormais, comme langue nationale et officielle. Il insiste, à ce titre, pour que son enseignement devienne graduellement obligatoire. M. Assad signale, par ailleurs, que la question de l’officialisation de Tamazight, ainsi que la création de l’Académie de la langue Amazigh, ont été inscrits dans l’ordre du jour du Parlement. Selon lui, cette institution « académique et scientifique » devrait voir le jour dans le courant de 2018.      

Salim
Lundi 11 Décembre 2017 - 17:22
Lu 578 fois
ACTUALITÉ
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | Moul Firma