REFLEXION

939 OUVRIERS ETRANGERS A MASCARA : Les non-dits de la main d’œuvre étrangère !

La wilaya de Mascara est une région conservatrice, qui continue à préserver ses coutumes et traditions. Avec l’arrivée de travailleurs étrangers, elle se trouve à la croisée des chemins avec la pénétration de certaines cultures qui font mélange avec les siennes. Beaucoup de Chinois se sont convertis à l’Islam pour épouser des filles algériennes. On note des cas à Sig pour les Chinois de Lafarge et les Turcs de Mascara de la Société Tukun Sun.



Un nombre important d’ouvriers étrangers sont en situation irrégulière après l’expiration de leurs permis de travail et échappent au contrôle des structures chargé de les suivre, leurs séjours en Algérie sont illégaux. Ces ouvriers demeurent dans le  pays en situation irrégulière et travaillent au noir, il leur suffit de changer de chantier et  partir de Mascara vers Oran-Relizane ou Saida et vice versa. Pour échapper au contrôle sécuritaire et à l’inspection du travail, ils préfèrent résider  hors des chantiers, en louant des logements privés où ils sont accusés par des citoyens  de la traite des blanches, pour faire passer des filles de l’Algérie vers la Turquie. D’autres ouvriers plus rusés ont trouvé l’astuce pour l’établissement de registres au nom de filles algériennes un genre de prête-noms, en faisant valoir le système du 49/51 or que le capital dans sa totalité appartient aux Turcs. Les filles ne sont que des boucs émissaires qui vont par la suite subir les frais des impôts et de la CASNOS. Ce procédé échappe à l’Administration des impôts qui continue à se contenter au travail de bureau, alors que des milliards de DA partent en fumée comme le fisc. Quand les étrangers regagnent leurs pays, des scandales éclatent dans la ville. Beaucoup de gens vont se trouver avec des dettes colossales sur le dos après que leurs registres furent exploités par des étrangers. Ces dettes ne pourront jamais être régularisées puisque les personnes concernées ne seront jamais en mesure de payer. Ces dettes figurent sur les registres des impôts donc comptabilisées comme ressources pour l’Etat. La main d’œuvre étrangère, disent les chefs des entreprises, n’a rien apporté pour la main d’œuvre locale. ‘’Nos ouvriers ont fait de leur mieux  pour acquérir une expérience, puisque les gens censés leur offrir le savoir faire comme convenu dans les contrats, ne l’ont jamais fait et personne ne leur a demandé des comptes’’, ont-ils affirmé. La wilaya de Mascara accuse un retard en matière de logements et manque d’infrastructures routières, elle était dans l’obligation de faire appel à des entreprises étrangères, vu que les locales manquaient d’expériences et de savoir faire dans ce domaine, ce qui ne leur permet guère de rattraper le retard de plusieurs années. Pourtant la main d’œuvre étrangère encaisse de grosses sommes dont la grande partie est transférable vers le pays d’origine. Que gagne notre pays de cette main d’œuvre ? Notre main d’œuvre n’est-elle pas en mesure de faire ce travail en présence des cadres connaisseurs ? Sans doute les spécialistes du secteur peuvent dire quelque chose. La wilaya de Mascara compte aujourd’hui 29 entreprises étrangères réparties sur le territoire de la wilaya. Avec un effectif de 939 ouvriers étrangers, ces entreprises sont issues de 20 pays, dont l’Espagne, la Lituanie, l’Ukraine, le Portugal, le Vietnam, la Chine, la Turquie, Syrie, Bangladesh, France, Laos, Canada, Tunisie, Liban, Cap Vert, Roumanie, Inde, Egypte, Mauritanie et Sénégal.

B. Boufaden
Samedi 4 Janvier 2020 - 16:04
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