REFLEXION

55 ANS APRES L’INDEPENDANCE, L'ALGERIE SE SOUVIENT TOUJOURS… : L’histoire d’un peuple

Il est indispensable de rappeler la vérité à nos jeunes générations qui vivent aujourd'hui en liberté, que cette liberté est le sacrifice des générations précédentes. Nul n'a le droit d'effacer cette page de l'histoire de l’Algérie et d'un peuple qui a payé le prix d’un million et demi de chahid pour que vive cette Algérie indépendante. Voilà qu’après plus d’un demi-siècle d’indépendance, la culture à la croisée des chemins, des héros de révolutions et des géants, semblent sombrés dans l’oubli, inconnus par la nouvelle génération jusqu’à devenir un simple numéro dans les registres des décès, Une société dépourvue d’identité culturelle est une société handicapée, car « Un peuple sans culture est un peuple sans histoire ».



En commémorant  le cinquante cinquième  anniversaire de l’indépendance de l’Algérie  qui est un grand tournant  dans la vie d’une nation  pour nous, alors que cinquante ans  dans la vie d’une nation est insignifiant par rapport aux autres nations qui ont des siècles d’indépendance. Notre pays qui a arraché sa victoire au prix de millions de chahid pour enfin recouvrir la liberté de tout un peuple par le feu et le sang car l’indépendance de notre pays ne nous a pas été offerte sur un plat en argent ou en or et maintenant  après un demi siècle d’indépendance ,nous ne célébrons pas  seulement la victoire  sur le plan militaire contre la France, car la lutte contre le colonisateur  ne s’est pas faite uniquement par les  moudjahidine  mais c’est tout un ensemble de facteurs qui ont contribué activement  à cette victoire, à savoir se libérer militairement, socialement , idéologiquement et surtout  culturellement  car tout le monde a contribué et était exposé au grave danger, à savoir les chouhada, les populations urbaines et rurales( hommes, femmes et enfants), les politiques et surtout les intellectuels et les artistes  dans leurs différentes disciplines à  titre  d’exemple les écrivains, les hommes de théâtre, et autres car l’objectif  de la France était double à savoir économique et idéologique, c’est pour cela  que le peuple  algérien a combattu sur tous les fronts . Sauf que depuis les années 1980 jusqu’à ce jour, le monde de la culture et de  ses artistes est en décadence et où certains grands artistes qui ont fait la fierté de notre patrimoine culturel meurent dans l’anonymat et même lorsqu’ils tombent malades ne sont pas pris en charge, ni même considérés et disparaissent parfois sans que personne ne soit au courant tels que Hassan Hassani,dit Boubegra, Ahmed Wahbi, Ahmed Ayad    dit Rouiched qui même en sa qualité d’ancien moudjahid n’a pas revendiqué son droit légitime laissant une femme malade, démunie et jetée directement à la rue, Rachid Ksentini,Sidi Ali Fernandel, Mohamed Touri, Mustapha Kateb, Keltoum et Abderrahmane Kaki.   On se limite à ce petit nombre car la liste est longue et qu’on ne peut pas citer tout le monde. Cette élite intellectuelle qui se forgea à travers l’école de la vie n’était pas attiré par l’appât du gain car elle ne recevait qu’un maigre salaire et parfois, ces hommes déboursaient de leurs poches pour contribuer à l’éveil des consciences  du peuple algérien et surtout par leur amour pour la patrie et l’art qui était leur raison de vivre et d’être. Malheureusement, à l’heure actuelle c’est la culture de la médiocrité qui a pris le dessus marginalisant totalement la vraie culture qui est un amalgame de concepts  moraux pour la plupart qui ramènent un plus pour la société et l’histoire de notre pays pour leur émancipation et dont la colonne vertébrale est la culture  dans son sens le plus large et non étroit de la définition car un peuple sans culture est un peuple sans histoire.  Le ministère de tutelle doit se pencher sérieusement sur le cas de cette frange de la société qui souffre à petit feu et dont l’impact sera ressenti dans l’avenir et ce sera trop tard pour colmater les brèches. Nous avons beaucoup à investir dans ce domaine pour respecter les principes fondamentaux pour lesquelles nos martyrs sont morts afin que nous soyons libres et civilisés. Gloire à nos martyrs. 

Benyahia El Houcine
Lundi 3 Juillet 2017 - 20:01
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