REFLEXION

48 EME ANNIVERSAIRE DE LA RADIO NATIONALE : Radio Mostaganem, une famille unie au service du citoyen

De Sawt el Arab à Radio Dahra. D’Aïssa Messaoudi à Zahra Boucetta. Un chemin de gloire, de splendeur et de magnificence tracé aux larmes et au sang de milliers de femmes et d’hommes, qui ne savent pas aimer autre que l’Algérie et que d’autres encore sans musique ni fanfare luttent et bataillent encore, pour que la voix d’une Algérie digne ne soit pas étouffée.



48 EME ANNIVERSAIRE DE LA RADIO NATIONALE : Radio Mostaganem, une famille unie au service du citoyen
C’est avant-hier, jeudi que nos aînés, un jour relevèrent le défi de lancer le djihad, car c’en est un, de porter au loin la voix de celui qu’on désignait par le vocables d’indigène ou de français musulman ont fait la fête. Il est encore là ce bougre, qui ne recule devant rien et ne rechigne jamais. Il fête l’événement à sa manière, sans faste ni décors, empreint toujours de la certitude, qu’il vaut mieux servir que d’être servi.
A Radio Mostaganem, la petite famille n’a pas manqué de convier son personnel à une collation en présence des journalistes et correspondants locaux des autres médias invités à l’occasion sous l’égide de M. Chikhaoui Abderrahmane, directeur de la station. Voilà six ans que dure la grande aventure de cette station régionale et la franchise légendaire de M. Chikhaoui a fait qu’il souligna que son mot d’ouverture est une formalité absolue sous-entendant que les défis sont grands et beaucoup reste à faire. Pas de place à la palabre. Les temps ont changé et un nouveau langage devra s’installer. Presqu’intimidés, les hommes et les femmes qui relient Achaâcha à Stidia et Mostaganem à Fornaka n’usèrent pas de l’occasion qui leur fut offerte par leur chef. Il n’y a rien à dire devant celui qui dit tout. La mise à mort de l’ambiance électrisée qui régnait jadis n’a plus droit de cité et le sourire sincère sur les visages laisse présager que rien n’arrêtera la nouvelle mentalité de conquérir et gagner du terrain. A l’unanimité, ils ont décidé à refuser la prétention d’avoir « un mot à dire » devant ce meneur d’hommes. La vision du chef est une vision d’avenir. Personne n’est éternel. Il reste beaucoup à faire et les sacrifices seront de taille. Et désormais le cap de Radio Mostaganem est maintenu. Dans moins d’un mois la vitesse de croisière sera atteinte et déjà, la réflexion au long terme s’impose. Après avoir rappelé que c’est grâce aux sacrifices des aînés que l’Algérie a pu faire entendre sa voix au monde, M. Chikhaoui a remercié les convives et son personnel, et n’a pas omis de saluer ses collègues des quarante-cinq éparpillés à travers le territoire national. Un grand acquit pour l’Algérie indépendante dont de vaillants enfants ont levé le drapeau un certain 28 octobre 1962 sur le siège de l’Ortf/Rta de l’époque coloniale. Ceux-là ont démontré que l’Algérien est aussi capable de maîtriser l’outil stratégique de la communication sans partenaire étranger et en particulier français à l’époque. « Les Algériens, a-t-il rappelé, doivent encore relever d’autres défis afin de se faire une place de choix parmi les grands de la communication. L’abnégation et les efforts conjugués de tous peuvent nous amener à fabriquer l’opinion nationale nous-mêmes et pourquoi pas internationale. La jeunesse doit obligatoirement affronter le challenge et la famille du monde des médias avec les moyens humains et matériels de la technologie avancée mis à notre disposition se doit de créer un nouvel homme qui s’imposera aux grands médias. Et ceci n’est pas impossible. La matière est à l’état brute et n’attend que sa métamorphose. » La guerre médiatique menée contre l’Algérie, quand des dossiers vides sont tirés de tiroirs pleins ne peut que donner raison à M. Chikhaoui. Les Harkis, les moines de Tibhirine, les disparus, le dossier du Sahara Occidental et même les séismes et inondations, des calamités naturelles sont matière à détourner nos compatriotes de leurs vrais soucis. Une Algérie forte est une Algérie qui se fie à ses médias et ces médias se doivent d’être forts. A voir le souci de complémentarité des médias de proximité, qui tendent à être au service de la société dans une indépendance et une transparence totales, encourage le citoyen à aller vers sa voix, sa vraie voix qui désormais se fait de plus en plus entendre. L’heure n’est plus au déchirement et la guerre est contre l’aliénation et l’indigence intellectuelle. L’accolade et l’embrassade entre M. Belhamidèche Belkacem, le Directeur général de Réflexion et M. Chikhaoui, deux grands amis des plus humbles, en présence des plus fines plumes de la presse nationale ne fait que confirmer que le combat est le même dans une même et seule tranchée, et que le front est large. Durant et après la collation, Réflexion a mitraillé avec un œil expert de Bendia Hadj Ahmed, derrière son téléobjectif, celles et ceux-là qui rentrent dans nos foyers sans frapper. Et Réflexion aura l’honneur de vous présenter avec des lettres et des mots, sous leur aspect muet, les voix chevrotante d’Amina, envoûtante de Meyssoune, experte de Mme Khadidja… Et aussi d’autres, celles des femmes et des hommes de l’ombre, que vous n’avez jamais entendues et peut-être n’entendrez jamais.

M. Chikahoui, Directeur de Radio Mostaganem :

Les yeux brillent de sagesse et pas un mot ne sort sans réfléchir profondément. Un homme de radio qui voit la complémentarité des médias. Qu’en est-il concrètement ?« Deux médias de proximité ne peuvent être que complémentaire. L’échange de nos expériences et la formation de journalistes pour les faire bénéficier de notre expérience n’est pas à écarter. Et la presse écrite aura aussi à nous révéler ses méthodes de travail afin de bénéficier de ses atouts. L’investissement dans les ressources humaines est la chose la plus importante qu’on puisse réaliser. Radio Mostaganem et Réflexion peuvent faire des échanges d’informations. On peut se compléter et créer ce partenariat. Et à titre d’exemple, le forum de Radio Dahra et le forum de Réflexion. Aussi, il faut créer une dynamique au sein de notre environnement. C’est une chance inouïe pour les Mostaganémois de disposer de deux médias tels que notre radio et Réflexion, et les jeunes venant au métier ne seront que ravis de trouver aide et assistance auprès d’aînés expérimentés. Bientôt, nous tendrons vers les échanges entre radios de proximité. »

Belhamideche Belkacem Directeur du Journal Réflexion:

Un mot sur l’événement. « Estimez-vous heureux d’avoir comme chef quelqu’un de très bien éduqué, de poli, de sociable et à la morale irréprochable. C’est la première fois, à ma connaissance, qu’une radio se trouve liée d’amitié avec la presse écrite. La presse écrite a toujours maltraité les radios et si votre radio en a été exemptée c’est qu’elle va bien. » Et l’assistance ne manqua pas d’applaudir la vérité vraie.

Mademoiselle Zahra Boucetta, journaliste :

Il est utile de rappeler que Melle Boucetta est connue à Réflexion pour avoir participé à plusieurs forums organisés par le quotidien et que sa noblesse n’a d’égale que sa maîtrise de l’art de communiquer. « En ce jour mémorable du recouvrement de la voix de l’Algérie, soit le 48ème anniversaire de la prise de la maison de la Radio par nos aînés, je ne puis que me féliciter d’être parmi la famille des médias et d’exercer au service du citoyen par la proximité de ce moyen qu’est Radio Dahra. Comme il est difficile et beau le métier de journaliste. Les difficultés sont nombreuses et nous déployons tout ce qui est en notre pouvoir pour que passe notre noble message au citoyen. Tous les efforts sont déployés et je ne sais si j’ai concrétisé mon rêve qui n’est autre que d’être à la hauteur des espérances des citoyens qui ont placé leur confiance en moi qui suis, comme tous mes collègues, l’écho de leur voix. »

Ouzaa Mokhtar, technicien :

L’exemple du devoir accompli dans l’ombre. Un baroudeur, selon les propos du directeur. Des boutons qui montent et d’autres qui descendent. Des commutateurs qui tournent à gauche et d’autres à droite. Des lampes qui clignotent et tout est bigarré de couleurs vives sous des courbes qui oscillent. « Je souhaite en cette heureuse occasion du bonheur à tous mes collègues de la radio et de la presse écrite, et leur demande de redoubler de vigilance en plus d’être constamment au service de celui qui croit que la noble mission de transmettre de l’information est sublime. Je ne manquerais pas de saluer et remercier M. Chikhaoui pour ses efforts consentis afin de faire régner un climat de quiétude et de sérénité en même temps qu’une entente parfaite et l’harmonie dans un climat sain à Radio Dahra. Je remercie aussi Réflexion de m’avoir donné l’occasion de m’exprimer, moi qui procède à la transmission des voix et n’ai pas de voix chez moi à la Radio (rires). J’aime beaucoup le métier que je fais, soit dit en passant. »

Madame Khadidja :

Alors, celle-là, elle n’a presque pas de patronyme. C’est un prénom précédé de madame. Tout le monde à Radio Mostaganem, tout comme chez vous, ne l’interpelle que par madame Khadidja. Taille moyenne, hidjab. Du premier coup d’œil, on repère la parfaite mère au foyer qui veut servir autrui. C’est la doyenne de Radio du Dahra. Formée en journalisme, ancienne d’Alger Chaîne III, elle s’est vue confier une tâche qui, dit-elle, lui prend tout son temps. Une tâche difficile. La tâche noble de faire régner la paix dans nos foyers. La paix par la marmite. Une dame vraie de vrai. Elle vous a promis d’user un peu plus de « chers auditeurs » depuis qu’elle a su que des papas suivent ses émissions et donnent même leurs avis sur ce qu’ils mijotent. Son rire est superbe, comme vous l’entendez sur les ondes. Il a été vérifié et authentifié par Réflexion. « Je suis ici la doyenne, la plus expérimentée et je vous assure que quelque soit x (des maths qui nous suivent) qu’on apprend chaque jour et on en acquiert encore plus expérience. Donc quels que soit votre habileté et votre qualification, l’apprentissage ne vous lâche pas. J’ai aimé l’art de la gastronomie et je m’y mets avec cœur pour satisfaire mes auditrices et auditeurs. J’en fais mien leur bonheur. Je vais vous étonner. J’ai appris à Radio Mostaganem des choses que je n’aurais pas assimilées à la radio nationale. Je suis à fond dans la gastronomie depuis que j’ai constaté la demande croissante des auditrices d’intégrer cet art dans la grille des programmes. Je me suis portée volontaire, rien ne m’y obligeait. Je rappelle à vos lecteurs et lectrices, et nos auditeurs et auditrices que chaque femme (NDLR : Et pourquoi pas les hommes, madame !) a un plus à apporter en matière de gastronomie. Je suis plus que satisfaite de ce que je présente à mes auditrices qui me le rendent bien et je suis fière d’être utile à ma société. J’invite votre épouse à venir nous rendre visite. Toutes les femmes sont des artistes derrière les fourneaux. »

Mme Meyssoune :

Meyssoune est un pseudonyme pour vous dire. Inutile de vous décrire ce qu’elle est élégante et « belle parleuse ». Elle parait, sous son charmant sourire, sévère comme ses programmes rigoureux et méticuleux sur le patrimoine, les us, coutumes et traditions. « Tout d’abord, gloire à celles et ceux qui sont tombés aux champs d’honneur durant le grand djihad contre l’envahisseur français, et à celles et ceux qui durant la décennie noire ont payé de leurs vies pour que vive l’Algérie. En ce troisième millénaire, le monde traverse une houle. Tout est sujet à conflit : l’eau, le pétrole, la maîtrise de l’énergie nucléaire, les idées, les opinions, les places stratégiques… Nous allons vers un nouvel ordre mondial autre que celui de Bush et fils. Nous devons nous préparer à traiter les prochains changements. Ces changements sont basés sur une islamophobie outrancière qui se nourrit d’invective. La radio de proximité doit faire en sorte que les valeurs soient gardées intactes tout en sachant que durant l’occupation française, les zaouïas ont donné les meilleurs de leurs enfants et que d’autres enfants que ceux-là avaient une foi inébranlable et faisaient passer le martyre pour la cause nationale avant leurs vies. Sans aucune philosophie, la foi des ces gens-là était la plus ordinaire possible. Un seul but : le paradis comme récompense. Cette simple équation a fait triompher nos aïeux sur la plus atroce machine génocidaire.Notre toit, c’est l’Algérie et que les jeunes qui risquent leurs vies pour rejoindre d’autres contrées du monde le sachent une bonne fois pour toutes. Madame Khadidja et moi, sommes entrain de préparer une œuvre sur les us, coutumes, traditions et l’art culinaire de la région de Mostaganem. Elle sera présentée en une édition papier et sous forme de disque compacte. Nous avons aussi l’intention de présenter notre œuvre à l’Unesco afin qu’elle soit inscrite comme patrimoine du monde. Nos jeunes ne doivent pas se sous-estimer. La communauté algérienne est importante sur les chaînes de télévision et de radio étrangères. Et cette communauté formée par les universités algériennes ne fait que confirmer la bonne image de l’école algérienne. »

Kebir Hadj Mahi, Chef du service technique de radio Mostaganem :

Un beau brun barbu, 1 mètre 80, tout en sourire. Il respire la compétence et la maîtrise des nouvelles technologies. Il est à l’aise dans un arabe classique parfait. « En cette heureuse occasion, je souhaite du bonheur à tous mes collègues de la radio en particulier et les gens du métier noble de la communication en général. Quant à moi, en tant que technicien, force est de constater que les trente-deux communes de la wilaya de Mostaganem, nous reçoivent cinq sur cinq. Bientôt, nos ondes règneront sur les wilayas limitrophes. Je dirais dans moins d’un mois à fin 2010, sauf cas de force majeure, le relais de 2,5 watts sera opérationnel. On s’y atèle à El Hachem, près de Sayada. Resteront de petites zones d’ombre sur notre territoire de compétence, de petits relais de retransmission remédieront à l’anomalie. »

Mouloud Baâli : Coordinateur du service d’information.

La barbe rousse bien taillée, il brille par sa gentillesse, son professionnalisme et l’art de discourir. « C’est un événement qui m’est cher que nous commémorons aujourd’hui. Un retour en arrière sur l’événement et nous constaterons que c’est une seconde indépendance qu’a vécu l’Algérie. La voix libre de l’Algérie indépendante est une mission que nous devons poursuivre contre vents et marées. Cette voix libre est celle de tous les Algériens libres et indépendants. Cette voix est aussi un moyen pour que leurs préoccupations soient étalées et un espace de discussion. L’avis de tout un chacun est le bienvenu et compte. C’est un honneur que je puisse faire partie de cette famille. »

Amina :

Quel sourire et quelle voix. Sa voix chevrotante revigore les plus endormis par les matins frileux d’hiver. Même seule face au mur, elle sourit. Un sourire radieux d’un soleil printanier qui réduit une matinée glaciale en une tiède aurore boréale. La brune est presque la patronne, car c’est avec elle que la voix de Radio du Dahra. Sabahiette, c’est elle. Jeune et énergique, sa voix indescriptible envoûte les auditeurs. Si elle avait versé dans la chanson, elle aurait ravi l’Inde.« Bienvenue à Réflexion qui démontre ma pensée qui veut que la complémentarité entre les médias existe bel et bien. Je ne cesserai de remercier M. le Directeur Abderrahmane Chikhaoui, qui nous a élargi les champs de compétences afin d’être à l’écoute de nos concitoyens sans aucun obstacle afin que la proximité soit une réalité. Que le bonheur de travailler à Radio Mostaganem dure aussi longtemps que durera le monde. »

Touatia :

Fatiguée par le morcellement de la belle tarte au chocolat, elle s’est affalée sur sa chaise et son mot a été bien court. La fille aux cheveux noirs comme l’ébène n’a pu disserter longtemps. « Je suis heureuse de fêter en si bonne compagnie un anniversaire d’un évènement qui nous est si cher. » Que ne s’éteigne jamais la voix de radio Mostaganem, devenue chère aux auditeurs et auditrices.

Benatia
Samedi 30 Octobre 2010 - 00:01
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