REFLEXION

41 ans après, où nous en sommes ?



Le 24 février 1971, l’Algérie avait décidé de nationaliser les Hydrocarbures. 41 ans après cette date historique, quel est le bilan à tirer de cette nationalisation? Entre les craintes exprimées par les uns et les assurances avancées par les autres, le débat continue a agité la classe politique concernant la manne pétrolière et sur les retombées économiques du pays. Beaucoup estiment que l’accélération du rythme d’extraction du pétrole et du gaz, risque de mener à l’épuisement des ressources énergétiques du pays. Même si le potentiel pétrolier algérien est considéré comme important, il convient de prendre en considération la croissance démographique de la population, dont le taux est considéré come l’un des plus élevés au monde d’où les ambitieux projets d’investissement notamment pétrochimique, et de dessalement de l’eau de mer, d’aluminium, qui vont tirer vers le haut la consommation locale d’hydrocarbures. En 1991 l’Etat ouvre le marché algérien des hydrocarbures aux compagnies étrangères. On assiste alors à un rush des compagnies notamment américaines. D’abord l’ouverture du marché algérien aux compagnies étrangères n’a pas entraîné une perte de souveraineté sur les richesses nationales. Cette ouverture a permis la reconstitution des réserves de pétrole qui sont presque équivalentes à celles de 1971. La revue statistique de British Petroleum, une référence dans le monde, indique que la durée des réserves algériennes de pétrole s’est établie à fin 2007 à 17 ans. Les réserves de gaz s’élevaient à fin 2007 à 4 500 milliards de mètres cubes. Leur durée de vie est de 55 ans. Elles représentent 2,5% des réserves mondiales. Le ministre de l’Énergie, lui, estime que le domaine minier national est sous-exploité. Le nombre de puits par 10 000 km2 est encore dérisoire par rapport à la moyenne internationale. Des économistes avaient averti qu’en tenant compte des réserves prouvées et au rythme d’exploitation actuel, notre pays devrait connaître de sérieux problèmes d’approvisionnement énergétiques et de financements, à l’horizon 2030.  Aussi est il temps de se prendre en compte cette équation et aller vers les énergies renouvelables pour le bien du pays.

Réflexion
Jeudi 23 Février 2012 - 21:12
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Edito
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