REFLEXION

300.000 fous, livrés au hasard des jours !



Finalement, nos fous ne semblent point être sérieusement et convenablement pris en charge, ils errent au hasard des jours, ils ont juste le ciel pour se couvrir et la terre pour se blottir au coin des rues, en attendant de finir et d'en finir avec le triste sort qui les malmènent d'une ville à une autre ! L’un de nos braves professeurs ,  Mohamed Tedjiza, chef de service de psychiatrie à l'hôpital ‘’ Drid Hocine d'Alger,  a osé  déclarer tout haut ce que tant d'autres préfèrent encore chuchoter tout bas à propos de la folie et des fous au pays.... Il a indiqué, lors d'une conférence de presse, que 300.000 malades mentaux, sans soins ni protection, déambulant à travers les rues d'Alger et des autres villes du pays. Cet amer constat fait peur et glace le sang. Ce chiffre si important met à nu la réalité de cette catégorie sensible d'Algériens, qui paraissent trop marginalisés et laissés pour compte, ainsi que de leur prise en charge trop aléatoire. Il ajoute que le plus douloureux demeure le rejet familial sans façon de 20% de ces malades mentaux qui sont abandonnés à leur sort sans la moindre attache, au moment où les capacités d'accueil de cette tranche de patients, sont très insuffisantes à travers le pays. Quant aux autres révélations, le psychiatre affirme que des milliers de malades sont exploités par des personnes scrupuleuses pour la pratique de la mendicité ou autres. Ces malheureux malades errent sans buts au sein des villes algériennes, et, souvent se font évacuer d'un coin au cours des visites officielles pour ne point froisser les sensibilités de certains. D'autres demeurent enfermés et maltraités par leurs familles qui tentent de les cacher, car la folie reste encore un tabou au sein de certains milieux qui pensent qu’avoir un membre «détraqué», est une honte à taire. L'Etat semble être dépassé et ne peut plus faire face à cette catégorie de malades mentaux de plus en plus nombreux, suite à ce que nous avons subi comme violence depuis deux décennies. La famille n'est plus ce qu'elle était dans les années 70, les bons rapports sociaux ont fini par se disloquer et disparaître ..... Nos fous sont devenus un indice d'un malaise social qui gangrène la société que nous ne pouvons plus cacher et dont nous devons chercher des solutions urgentes pour freiner sa folle ascension !

L.Ammar
Samedi 9 Mars 2019 - 16:52
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Edito
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