REFLEXION

2060, qui vivra verra



Plus de 3 000 prisonniers qui avaient à l'époque de la guerre de libération été portés disparus, avaient en réalité été exécutés. Cette réalité a été reconnue, par un général français qui s'est vanté même d’avoir employé des moyens qui sortaient des normes établies par les lois de la guerre ainsi que d'avoir ordonné des exécutions à ses subordonnés . Il reconnait avoir lui-même procédé à 24 exécutions sommaires de membres du FLN et qu’il n’avait aucune intention de se repentir. Les témoignages des victimes et les documents publiés récemment ne laissent aucun doute quant à la brutalité et à l'ampleur de la pratique systématique et à grande échelle de la torture, entre autres, le viol, le jet d'eau froide, le supplice de la baignoire remplie d'excréments et les électrochocs. Même dans l'arrière-pays, où il n’y avait pas d’électricité les algériens fait prisonniers n’étaient  pas épargnés par les électrochocs, administrés par la gégène, la génératrice à pédale des postes de radio de campagne. Tous les témoignages concordent quant à la pratique  des brutalités  et des crimes  commis par le pays des droits de l’homme. Un débat public à ce sujet a été ouvert en France et de hauts responsables militaires français à la retraite ont témoigné à ce propos et ont révélé qu'ils avaient eux-mêmes, torturé, maltraité et assassiné des membres du FLN entre 1954 et 1962 lors de la guerre d'Algérie. De son coté, le gouvernement français de l’époque était déterminé à ne céder en aucun cas l'Algérie qui était une colonie française depuis 1830. Pour la première fois les appelés du contingent furent envoyés dans une colonie et, dès le milieu de l'année 1956, plus de 500 000 soldats français étaient stationnés en terre algérienne. Actuellement, le manque d'enthousiasme avec lequel le gouvernement français  traite l’historique, faisant mine de jouer à  la transparence, s’est  manifesté par l’intervention timide de  l’ex premier ministre Lionel Jospin qui a permis à quelques historiens triés sur le volet d'accéder aux archives, pour finalement refuser le libre accès au grand public et ne seront ouvert qu’en 2060.  « Ya Men Aach »

Réflexion
Lundi 19 Mars 2012 - 10:47
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