REFLEXION

ZONES STEPPIQUES A CHEHAIMA (TIARET) : Le dossier des terres mises en défens chez le procureur

‘’Réflexion’’, d’une source proche des instances judiciaires, a appris qu’un lourd et explosif dossier bien ficelé vient d’être déposé au niveau du parquet. Il s’agit des terres mises en défens de deux régions steppiques, distantes du chef-lieu de la commune de Chehaima de près de 28 km au sud.



Ces deux région steppiques faudrait-il le rappeler sont des terres mises en défens et protégés et dont la gestion relève de l’APC, tout en signalant que les recettes sont estimées à des milliards de cts dont 30% sont injectés dans le compte des biens domaniaux.  À cela, il est utile de rappeler que les missions de protection et de gardiennage sont confiées au HCDS dont le siège est à Djelfa. Ce dossier concerne la région de « Hafsa1 » et « Si Ziane » d’une superficie totale de 30.000 hectares. Ces terres mises en défens connues sous le nom de « mahmiyat » sont destinées exclusivement aux éleveurs qui louent l’hectare à raison de 1000 dinars et c’est l’APC qui est responsable. Cependant, le P/APC et ses adjoints en complicité avec 6 gardiens et certains éleveurs véreux auraient reconverti ce bien de l’Etat en une ‘’SARL’’. En dépit de leurs intentions tendancieuses, la riposte de M. le wali, Hadj Mohamed Bousmaha ne s’est pas faite attendre et a ordonné l’ouverture d’une enquête. Les gendarmes ont été, à cet effet, saisis par une correspondance officielle après avoir été saisi par A.M, 38 ans résident à Chehaima et exerçant la fonction de président des gardiens de la steppe dans laquelle, il accuse K.B, le P/APC, ses deux adjoints  L.N et A.B en complicité de gardiens et d’éleveurs de pacage illicite dans des régions protégées et après avoir informé les instances judiciaires, les services de gendarmerie ont ouvert une enquête qui s’est étalé sur près de 3 mois (en début janvier), a-t-on appris auprès d’une source proche du parquet, qui ajoute que les enquêteurs ont débusqué des dépassements sans qualifiants ou sont impliqués le P/APC, deux adjoints, 6 gardiens et 6 éleveurs dans une gestion très scandaleuse. Tout d’abord le P/APC a gelé les PV d’infractions et a opté pour le pacage opéré de gré à gré avec des comportements qui prêtent à équivoque et le scandale a été illustré par une « invention »  du P/APC qui a désigné une région pour l’affecter à une fourrière. Cette région, loin des regards et des curieux et de surcroit dans une zone steppique a servi pour les saisies de cheptel  et la vérité a éclaté au grand jour puisque le chef de daïra d’Ain Dheb dont relève la commune et dans une correspondance adressé au wali dément catégoriquement l’existence d’une autorisation d’une fourrière et à cela s’ajoute d’autres charges retenues contre le P/APC comme la négligence ayant causé le détournement de deniers publics, usage abusif de fonction et abus de pouvoir. Concernant les gardiens B.A, B.N et B.A,  ils sont accusés d’usage de fonction pour l’obtention d’intérêts  pécuniers non justifiés (refus de dénonciation et collecte d’argent auprès des éleveurs). Selon une source sécuritaire le montant détourné avoisine les 4 milliards de dinars et 15 personnes sont impliquées. Affaire à suivre.

Abdelkader Berrebiha
Mercredi 15 Avril 2015 - 18:13
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