REFLEXION

Y a-t-il des pauvres en Algérie ?



A ce jour, à notre humble avis, il n’y pas eu de statistiques spécifiques relatives aux différentes couches sociales notamment les plus démunies parmi la population globale du pays. Cependant, la réalité de la rue est là, sous nos yeux. Chaque jour que Dieu fait nous nous trouvons nez à nez avec ces gens qu’il est difficile de classer à défaut d’un fichier social national. Leur classification peut être très simple à priori vu leur situation socioéconomique au départ. Ce sont des citoyens algériens comme nous tous. Ils sont nos voisins d’immeubles et partagent le même espace que nous. Ces citoyens, par discrétion, vivent dans l’anonymat le plus absolu, soit par pudeur, soit par fierté malgré leur situation sociale défavorable. Ces mêmes citoyens se terrent dans leur minuscule F3 ou leur taudis avec leur progéniture sans faire de bruit pour ne déranger personne. Ils se nourrissent de patience en cultivant l’espoir d’un jour meilleur, ce jour qui tarde à venir. Et puis il y a les autres, c’est-à-dire ceux qui n’aiment pas se cacher ni cacher leur misère sociale. Ceux-là mêmes qui, sans gène et sans pudeur, font la manche parce que c’est la solution la plus facile et qui n’exige que peu d’efforts : il leur suffit de choisir un lieu stratégique, là où il y a du monde, face à une banque par exemple où à l’entrée d’une mosquée et le tour est joué. La troisième catégorie, poussée par la faim qui ronge ses entrailles, agit à visage découvert. On les croise aux abords des marchés de fruits et légumes cherchant leur nourriture dans les bennes à ordures parmi les chats et les chiens qui eux aussi viennent chercher leur subsistance. Certains d’entre eux font les étals pour quémander quelques légumes. Telle est la situation réelle d’une majeure partie de la population vivant bien en dessous du seuil de la pauvreté. Et dire qu’un jour quelqu’un à dit qu’ « il n’y a pas de pauvres en Algérie ». De quelle Algérie parlait-il ? De l’Algérie d’en haut ou celle d’en bas ? Hormis les Algériens qui ont un salaire (fut-il insuffisant), il y a tous ceux qui ne disposent d’aucun revenu ou ne travaillent que sporadiquement en faisant des petits boulots de quelques heures par jour. Il est clair que le nombre d’Algériens vivant dans le besoin est nettement plus élevé que ce que l’on peut imaginer. Faute de statistiques leur nombre demeure inconnu. Par pitié, ne nous répétez pas qu’il n’y a pas de pauvres en Algérie !

M. Bentahar
Samedi 6 Novembre 2010 - 00:01
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CHRONIQUE
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