REFLEXION

Vétusté des véhicules de transport de voyageurs à Bethioua

Le parc des véhicules de transport de voyageurs au niveau de la daïra de Bethioua est, dans son ensemble, dans un effroyable état de vétusté. Les fourgons sont anciens et mal entretenus. Exception faite de ceux qui assurent la navette entre Mers El Hadjadj et Houaoua ,Hassasna et Djeffafla qui sont en totalité à l’état neuf pour le fait qu’ils ont été en majorité acquis dans le cadre du programme ANSEJ, lancé il y a deux ans.



Le reste, soit des dizaines de fourgons de douze ou dix-huit places, qui font la navette entre l’ensemble des communes et le chef-lieu de daïra, est dans un état de dégradation qui donne des sueurs froides. Une repoussante saleté y règne à l’intérieur. Les portes branlantes sont dépourvues de verrous. Les poignets ne fonctionnent que par la force des bras. Les moteurs, asthmatiques, crachent de la fumée. Quant au confort intérieur, il n’est plus qu’un vieux souvenir avec des sièges soumis à un régime pour ainsi dire insoutenable à cause des centaines de voyageurs qui y montent et descendent quotidiennement et à longueur de journées au  point où les socles d’encrage sont élargis et les boulons de fixation foirés à telle enseigne que voyager dans ces caisses roulantes équivaut à un tour de ménage de fête foraine, notamment ceux qui desservent les communes de montagne avec le tracé des routes en lacets et des montées et descentes en pentes raides assez accentuées, le tout couronné par l’excès de vitesse dont usent certains chauffeurs qui n’ont d’yeux que pour la recette de fin de journée sachant que celle-ci est conditionnée par le nombre de navettes effectuées. À cause du manque d’entretien et de nettoyage, il y règne à l’intérieur de la plupart de ces fourgons de transport de voyageurs une insalubrité à la limite du supportable à cause de la poussière drainée par des milliers de pieds qui foulent le parterre et des boules de tabac à chiquer, qui empestent l’air en se mélangeant à la transpiration des voyageurs durant ces périodes caniculaires  sachant qu’aucun de ces véhicules n’est équipé de climatisation. Ce qui est le plus frappant dans ce créneau est le fait que les transporteurs de voyageurs, notamment ceux intervenant en zone rurale, ont pour concurrents ceux qui exercent sans papiers et qui tiennent la dragée haute aux premiers disposant d’autorisations de lignes et de permis de places. Les autorités locales ferment les yeux et laissent faire. Même quand ceux ayant des papiers réglementaires montent au créneau, comme ça été le cas à Mers ElHadjadj, il y a quelques mois, pour dénoncer cette concurrence déloyale sachant que ces derniers sont soumis à une imposition qu’ils payent rubis sur ongle en plus de l’obligation de soumettre leurs véhicules au contrôle technique périodique. Le cas et l’état de ces vieux fourgons de transport de voyageurs interpellent les autorités à tous les niveaux pour y mettre fin à cette situation puisque c’est la sécurité  des citoyens et leur santé qui sont mises en jeu.                    

Medjadji H.
Jeudi 29 Mai 2014 - 15:14
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Oran
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