REFLEXION

Vers le relogement de 2000 familles à partir de décembre à Oran

Le programme des Nations Unies de lutte contre l’habitat précaire lancé en 2000 concerne six sites de la wilaya d’Oran dont celui des Planteurs qui englobe 9000 familles dont 3000 ont déjà été évacuées en trois phases: 2006, 2009 et 2010. En janvier dernier, le wali d’Oran, dans une visite de ce quartier populeux de 15000 âmes, avait annoncé que toutes les familles concernées seront relogées fin 2013 ou au plus tard début 2014.



Vers le relogement de 2000 familles à partir de décembre à Oran
Le problème des assiettes de terrains qui faisaient obstacle pour réaliser le reste du programme de logements a été réglé et les travaux lancés il y a plus de deux mois, avait-il dit. A cette occasion, il a annoncé l’inscription prochaine d’un programme complémentaire pour les terrains «Chabat», «Ghazal» et «Le Bon». A la date d’aujourd’hui, seulement 800 unités sont prêtes à la livraison et ne peuvent faire l’objet d’attribution en raison de la difficulté de choisir 800 familles parmi les 6000 restantes. Ce qui créera une anarchie pouvant déboucher sur un désordre qu’on peut bien éviter. En 2006 déjà, lors de l’attribution des 790 logements comme première tranche, une émeute a éclaté en raison «de certains oublis» et des dépassements effectifs constatés. La solution étant de livrer au moins 2000 logements qui seront achevés vers le mois de décembre. Le programme des 23000 logements connait un avancement de réalisation appréciable dont le taux oscille entre 10 à 60%. Rappelons que la première étape du programme onusien a permis le relogement de 3000 familles vers Hai En-Nour. Cette opération entachée d’irrégularités et de dépassements a permis à des étrangers au site de bénéficier indument de logements au détriment des principaux concernés. Une chose est sûre, dépassements, il y a eu, car dans le cadre de l’éradication du vieux bâti fin 2010, qui concernait une trentaine d’immeubles dans divers quartiers (rue Pélissier, rue Daho Kadda etc...), des noms ont été ajoutés aux listes établies par l’OPGI et signées par l’ex-directeur écarté il y a quelques mois. Une polémique, non rendue publique a d’ailleurs empoisonné les relations entre celui-ci et le chef de daïra fraichement installé en octobre 2010.Ce dernier, a repéré les intrus et en a fait cas au comité de daïra pour que le directeur controversé s’insurge contre ce fait évident. Nous avons consulté ces listes et les courriers émis entre la daïra et le wali de l’époque Sekrane Tahar. Ces documents attestent, incontestablement de ce mic mac sans oublier les réseaux qui ont été démantelés ces dernières années dont certains existent toujours et regroupant des agents de la daïra et de l’OPGI. La vigilance doit être de mise si les autorités publiques veulent garder la stabilité de cette wilaya qui a longtemps souffert de la crise de logement et qui a vu ces enfants écartés au bénéfice d’indus bénéficiaires venus même d’autres wilayas parfois avec la complicité de grands responsables.

Medjadji. H
Mardi 3 Septembre 2013 - 10:50
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Oran
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